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En lisant

20 octobre 2008

Des mots que je lis trop souvent en ce moment et qui m’insupportent, tant ils témoignent du snobisme de pensée d’une littérature qui, parfois bloquée, se réfugie dans la posture (ceci n’est nullement une critique de cette littérature, seulement une déploration d’un de ses principaux travers à mon sens), un vocabulaire qui finalement ne veut rien dire, passe-partout, matraque à défaut, peut-être simplement involontaire, peut-être pour attirer une attention qu’on a peur de voir vaciller car on n’est pas sûr soi-même que le texte, la langue qu’on étale, y suffise : convoquer, interroger, porter en soi, accueillir, être traversé, résonner, etc. Les dents qui me grincent chaque fois que ces mots apparaissent sur la page ou l’écran.

Allons tant pis, il faut pourtant s’y faire. C’est peut-être le prix à payer. Et combien de fois ai-je eu recours, moi aussi, à ce genre de pis aller, à ces subterfuges d’écrivain — d’écriveur — pour épaissir aura et rideau de fumée ? Reste l’agacement. Figures figées de la langue, snobisme lexical, passage obligé du texte.



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