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The Virus Diaries

Dernier ajout : 20 juillet 2020.

Tout est dans le titre.


| Un texte au hasard |

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  • Mardi 16 juin

    16 juin 2020

    Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

    On pourrait arguer que je ne suis pas un perdreau de l’année. Disons, à la rigueur, que je ne suis plus si jeune que j’ai pu l’être — et qui l’est du reste ? Même si j’ai l’impression d’être encore un gamin (à la fois l’âme du gosse que j’ai été, mais aussi son émerveillement et sa stupéfaction récurrente), je pense avoir (un peu) vécu, avoir (un peu) fait l’expérience de mes semblables et ne pas être (totalement) dénué d’une perspicacité psychologique (tout est relatif, n’est-ce pas ?). (...)

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  • Lundi 15 juin

    15 juin 2020

    Parler pour ne rien dire

    Mais qui donc lui écrit des discours aussi plats ? D’un autre côté, je l’avoue, je n’ai jamais aimé ses discours. Depuis le début, je les trouve maladroits, ampoulés. Même lorsque le sentiment que j’y devinais me semblait juste, leur formulation me semblait toujours « à côté ». Non par manque de sincérité sans doute (bien que), mais parce qu’elle ne m’apparaissait jamais destinée au présent, comme si j’y ressentais confusément la volonté de bâtir un nouveau modèle de discours politique qui, (...)

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  • Dimanche 14 juin

    14 juin 2020

    Grain de sable

    Les mécaniques ont quelque chose de fascinant. Les mouvement d’horlogerie, par exemple : ils semblent au laïc d’une complexité sans nom — qui s’éclaircit aussitôt qu’on s’attache à les déconstruire pour en comprendre chaque élément. Et l’on découvre alors que leur principe est plus ou moins inchangé depuis des lustres. Ils sont certes de plus en plus délicats, souvent de plus en plus petits, mais aussi épurés que possible. Rien de trop, rien qui manque, bien entendu. Et ce n’est évidemment (...)

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  • Samedi 13 juin

    13 juin 2020

    Et puis on s’habitua — Chapitre 5

    Entre les quatre murs aveugles, on se gava de mots, d’images et de sons. Il y avait de quoi faire. Dans les premiers temps, l’enseignement obligatoire à distance orientait les jeunes vers les grands chefs-d’œuvre — et les parents, dans leur ennui, suivaient leurs rejetons en bêlant, (re)découvrant ainsi classiques et références, qu’on avait à présent le temps de voir et revoir jusqu’à plus soif. Ce n’était qu’émerveillement après (...)

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  • Vendredi 12 juin

    12 juin 2020

    Kaléidoscope onirique — 5 (en imitation)

    C’est une silhouette sombre qui bascule derrière les paupières. Quelques éclats de lumière intense occultés dans la chute, reparaissant immédiatement. C’est tout. Tout s’arrête. Un bruit inopiné, une turbulence musculaire réflexe, une vibration dans l’infrabasse, qu’importe. Les yeux s’ouvrent, l’image s’évanouit. On s’y replonge, on tente de se remettre dans les exactes mêmes circonstances, on essaie de se repasser le film, plus lentement, en l’examinant de plus près, afin de comprendre, (...)

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  • Jeudi 11 juin

    11 juin 2020

    Connais que la crise

    Aussi loin que je me souvienne, le pays, le monde, a été en crise. C’est peut-être le mot que j’ai le plus souvent lu et entendu prononcé dans les médias. Pourtant, le sens premier, médical, de « crise », très proche de son étymologie, est, je cite : « Ensemble des phénomènes pathologiques se manifestant de façon brusque et intense, mais pendant une période limitée, et laissant prévoir un changement généralement décisif, en bien ou en mal, dans l’évolution d’une (...)

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  • Mercredi 10 juin

    10 juin 2020

    Voici demain…

    Et oui, voici demain, justement. Fallait bien qu’il arrive, celui-là. Il prend son temps, mais le voilà, sans faute, ponctuel, 24h après son prédécesseur. Rien ne sert de courir, il faut partir à point, comme me le répète sans cesse mon fils aîné, lorsqu’il me défie à la course. Au passage, je commence, à l’instar de l’ennemi Desproges, à maudire La Fontaine, le fabuleux fabuliste. Ras-le-bol de ses morales insipides et paternalistes, sentencieuses et moralisatrices (...)

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