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Musique(s)

Dernier ajout : 19 juillet 2015.

Réflexions musicales sans but particulier


| Un texte au hasard |

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  • Froissé

    28 octobre 2011

    Mais comment est-ce possible ?
    Comment est-ce possible, je vous le demande ?
    Faut vraiment être dépourvu de toute mémoire, ou de toute considération pour les autres pour faire un truc pareil ?
    Déballer un bonbon de son papier plastique, qui couvrirait presque le son délicat du clavecin à chacun de ses froissement ?
    Comment est-ce possible ?
    Mais qui est en train de déballer son bon bon de son papier plastique ?
    Je la vois, la grosse, la vieille dégoûtante : elle est assise au premier rang. (...)

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  • L’ami Schubert

    9 août 2010

    On le dit hanté par le spectre de Beethoven, inhibé par la puissance et l’ampleur de sa vision. Mais peut-être est-ce justement l’ombre de ce monument qui fait de Schubert ce qu’il est : le compositeur de l’intime et de la mélancolie. Ce n’est en échouant à l’entreprise beethovenienne qu’il se libère de son emprise et devient l’ami Schubert.
    Aux antipodes d’un Beethoven engagé dans une lutte prométhéenne avec le transcendant, Schubert est le contraire d’un démonstratif. Le sentiment n’apparaît jamais dans (...)

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  • Au violon

    13 juin 2010

    Je le vois, il a les yeux qui brillent. Là, oui, là, juste au-dessus des chevilles. Et il me sourit, un sourire large, lumineux, il m’attend sans craquer, il m’attend sans grincer (des dents). Curieusement allongé, le violon offre aux regards ses courbes indécentes, et siffle derrière ses lunettes les filles qui passent. Un vieil ado, le violon. Il n’a pas grandi, ne grandira pas. Pas plus que ça. Trop heureux de tenir là, dans le creux de l’épaule. Il en a connu des épaules, c’est un violon libéré, (...)

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  • Vous avez dit contemporain ?

    24 juillet 2009

    Réflexions couchées à la va-vite au cours d’une conférence d’Oscar Strasnoy donné au Festival des Arcs (dans une salle avec vue sur Mont Blanc)...
    Aucune idée de ce que je pourrais en faire, mais à garder dans un coin de l’esprit.
    La musique d’aujourd’hui se distinguerait des musiques passées justement par sa non-contemporanéité, sa charge de références au passé et de métissage a-historique.
    Comment se débarrasser de la culture engrangée, des techniques enseignées ?
    Georges Pérec prend une importance de (...)

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  • Portrait

    13 août 2008

    Une femme, fusain en main, fait des dizaines de croquis du quatuor en mouvement devant nous. Chaque feuille se couvre d’arabesques en quelques dizaines de secondes, puis glisse sur la pile que le mari tient sur ses genoux. Quand je la remarque, assise derrière moi, la pile doit bien en compter une cinquantaine.
    Elle ne regarde jamais la feuille reste concentrée, sans ciller ni cligner les yeux, fixe les musiciens comme si elle voulait les avaler.
    Le résultat n’est pas figuratif, loin de là. (...)

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  • Sur un Schubert de chambre

    8 juin 2008

    Ils se contentent de ce qui marche. Ne cherchent pas au-delà de la facilité. C’est ce que je leur reproche. C’est ce que je reprocherais à beaucoup de gens. Se contenter des ficelles laissées le plus en évidence par Schubert, ne pas aller gratter, creuser au-delà de cette surface dont la répétition, les multiples charges de références, le statut de grand classique enfin, suffisent à combler d’aise l’auditoire.
    La musique ne doit pas seulement plaire, elle doit bouleverser, dans le sens le plus extrême du (...)

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