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Site de création littéraire plus ou moins expérimentale

La pluie et le beau temps

Dernier ajout : 7 mars 2010.

Exercice quotidien d’écriture. Décrire en termes littéraires et donc non spécifiquement scientifiques, la météo tous les matins (avec le café) et le soir (avant de se coucher). Y compris dans les villes visitées. Se concentrer sur les manières de décrire, nuances, sensations, rapports à l’humeur, etc.

On rédige et on met en ligne, sans se poser de question. Si on relit, ce n’est qu’en survolant...


| Un texte au hasard |

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  • Aix-les-Bains — 4 octobre 2008 — Tombée de la nuit

    5 octobre 2008

    La nuit tombe tôt ici — nous sommes bien à l’est, et entourés de montagnes. Le ciel est à présent intégralement lavé — par la pluie, par le vent, que sais-je —, il est immaculé, avec quelque part au sud un croissant sans grâce de lune. Au couchant, de l’autre côté du lac, la crête se dessine, se cisèle avec une précision d’ombre chinoise (au couteau) sur le bleu nuit délavé (délacé) pastel du ciel. On pourrait presque, à quelques kilomètres de distance, distinguer chaque branche d’arbre, (...)

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  • Aix-les-Bains — 4 octobre 2008 — matin

    4 octobre 2008

    Aix-les-Bains — Balzac — Peau de Chagrin — la fin — le lac — premiers émois littéraires sexuels — je ne l’ai pas sous la main donc aucune certitude — Pas de tentation ici — Première fois que je lis « débile » — les ruines du systèmes thermal (casino, grands hôtels n’ayant gardé que le nom, suites divisées en chambres) — automne contrasté et froid
    Dès qu’on m’a dit Aix-les-Bains, j’ai pensé Balzac. Comme un réflexe, réaction immédiate au stimuli.
    Balzac et La Peau de Chagrin. Je n’ai pas (...)

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  • Strasbourg — 24 septembre 2008 — 8 h

    24 septembre 2008

    C’est sans doute la seule chose que j’aie jamais aimée à la rentrée et pendant les quelques semaines qui suivaient.
    Sortir de chez soi et découvrir, en descendant vers l’école collège lycée, qu’on a affaire à l’une de ces belles journées, rémanence ou persistance de l’été. La lumière la douceur la caresse du soleil qui n’a plus rien de menaçant comme il a pu l’être, même à la fin des vacances, font qu’on ne regrette pas (trop) de s’être levé si tôt.
    Et puis c’est le début, on ne connaît (...)

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  • Strasbourg — Nuit du 23 au 24 septembre 2008

    24 septembre 2008

    Je suis arrivé en fin d’après midi.
    Sommes le 23 septembre, mais le paysage qui a accompagné mon trajet était celui d’un printemps vert éclatant. Aucune trace d’automne sur ce chemin, dans cette trouée vers l’est.
    Sorti de la gare, c’est cette même joie de vivre printanière que disait la légèreté la fraîcheur de l’air et du soleil. Envie de présent.
    À un détail près. Aucune promesse, ni dans cette fin de journée, ni dans le début de nuit qui suit (et (...)

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  • Montreux — Nuit du 7 au 8 septembre 2008

    8 septembre 2008

    Ça devait être comme ça au temps de Stravinsky, de Nabokov, de Sissy l’Impératrice.
    La fin des beaux jours, la bonne société suisse (Oh ! quelle belle allitération !), la haute vaudoise, se retrouve sur cette Riviera d’un autre genre d’un autre monde. Vue sur le Léman, sur Évian et les Alpes françaises en face.
    La fin des beaux jours, un vent d’ouest a soufflé toute la journée, repoussant les nuages dans le goulet de l’est, assombrissant le ciel montreusien (...)

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  • Paris — Nuit du 1er au 2 juillet 2008

    2 juillet 2008

    Plus chaude journée qu’ait connu ce site à ce jour. Plus chaude nuit également. Nuit consacrée au travail car la touffeur n’est plus ce qu’elle a été pendant l’après-midi.
    Journée frustrante. Journées frustrantes car l’écrit ne vient pas. Il faut attendre la nuit, son calme et sa culpabilité pour aligner enfin quelques mots, d’une pauvreté sans nom.
    La nuit n’en devient pas gratifiante pour autant. Sans air, sans pluie, sans mot... Elle n’a (...)

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  • Paris — mercredi 25 juin 2008 — avec le café

    25 juin 2008

    Un mercredi car 28.
    Souriez, c’est l’été. Quand l’été va tout va.
    Ciel distingué, à la fois élégant et sans prétention. Pose ses doigts blancs et délicats, bien blancs, bien délicats et bien fins. Marchent à un train de sénateur de Sud-Ouest en Nord-Est.
    Il fait bon, bon pour une journée d’été, bon pour aujourd’hui, peut-être encore un brin chaud, nous n’avons pas eu l’orage : il est en retard, il aurait du gronder, peut-être a-t-il grondé, on (...)

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Dernier ajout : 18 septembre. | SPIP

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