Accueil > Musique(s) > Sur un Schubert de chambre

Sur un Schubert de chambre

dimanche 8 juin 2008, par js.bach

Ils se contentent de ce qui marche. Ne cherchent pas au-delà de la facilité. C’est ce que je leur reproche. C’est ce que je reprocherais à beaucoup de gens. Se contenter des ficelles laissées le plus en évidence par Schubert, ne pas aller gratter, creuser au-delà de cette surface dont la répétition, les multiples charges de références, le statut de grand classique enfin, suffisent à combler d’aise l’auditoire.

La musique ne doit pas seulement plaire, elle doit bouleverser, dans le sens le plus extrême du terme, et non seulement émouvoir : mettre sans dessus dessous (ou sans dessous dessus, comme vous voudrez), remettre en cause toutes les certitudes, acquises ou innées, faire réfléchir, pour parler plus simplement.

Mais bon, la facilité, par définition, c’est facile. Ça rapporte gros à peu de frais. Et la recherche est souvent bien ingrate...