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	<title>Inachev&#233;.net</title>
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	<description>Site de cr&#233;ation litt&#233;raire plus ou moins exp&#233;rimentale</description>
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		<title>Inachev&#233;.net</title>
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		<title>Se refaire</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; On ne se refait pas. &#187; Il parait. C'est ce qu'on dit en tout cas. Et en tant qu'&#233;crivain, se refait-on ? J'aime &#224; le croire, j'aime &#224; le penser, mais je n'en suis pas persuad&#233;. Certes, je peux citer, de t&#234;te, certains &#233;crivains qui semblent se r&#233;inventer &#224; chaque nouveau livre. Un P&#233;rec, par exemple, qui revisite &#224; chaque aventure litt&#233;raire un genre diff&#233;rent &#8212; mais se refait-il pour autant ? C'est toujours sa persona d'&#233;crivain, ses lubies, ses obsessions, ses n&#233;vroses qui chaque fois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://inacheve.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Fictions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; On ne se refait pas. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il parait. C'est ce qu'on dit en tout cas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et en tant qu'&#233;crivain, se refait-on ? J'aime &#224; le croire, j'aime &#224; le penser, mais je n'en suis pas persuad&#233;. Certes, je peux citer, de t&#234;te, certains &#233;crivains qui semblent se r&#233;inventer &#224; chaque nouveau livre. Un P&#233;rec, par exemple, qui revisite &#224; chaque aventure litt&#233;raire un genre diff&#233;rent &#8212; mais se refait-il pour autant ? C'est toujours sa persona d'&#233;crivain, ses lubies, ses obsessions, ses n&#233;vroses qui chaque fois resurgissent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout &#231;a pour arriver &#224; ceci : j'aimerais parfois me refaire en tant qu'&#233;crivain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Exemple : j'adore la truculence. J'aime les histoires, les personnages, les situations truculentes. Je m'en repais : Rabelais, &lt;i&gt;les Valeureux, Mangeclous&lt;/i&gt;&#8230; Ces &#233;pop&#233;es improbables, tir&#233;es par les cheveux, burlesques et d&#233;bordantes d'humanit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Idem pour les &#224;-c&#244;t&#233;s du r&#233;el, rendus possibles par la seule alchimie de la langue et de l'imaginaire : les Kafka, Borg&#232;s, Melville. J'adore.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aimerais pouvoir &#233;crire comme &#231;a. J'adorerais. J'y travaille du reste. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.publie.net/livre/anthropocene-jeremie-szpirglas/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Anthropoc&#232;ne&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, par exemple, &#233;tait l'une de ces tentatives. Et j'ai dans mes tiroirs &#224; id&#233;es plein d'esquisses et de d&#233;buts de roman qui en rel&#232;vent. Mais suis-je pour autant capable de produire un Bartleby ou un Bartlebooth ? Un Mangeclous ou un Gargantua ? Non pas qu'il soit n&#233;cessaire d'en produire de nouveaux : ils sont l&#224;, ils existent, quelle id&#233;e de vouloir les copier ? Mais un personnage de cette trempe, de cette d&#233;mesure, de cette d&#233;raison ? Oh que oui, j'aimerais. Et pour l'instant, je ne suis parvenu qu'&#224; un pseudo-tueur en s&#233;rie (&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.inacheve.net/spip.php?rubrique12&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Je suis gu&#233;ri&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;) et &#224; une absurde pile de pont (&lt;i&gt;Anthropoc&#232;ne&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.publie.net/livre/anthropocene-jeremie-szpirglas/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.publie.net/livre/anthro...&lt;/a&gt;).&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me dans la com&#233;die romantique &#224; laquelle je m'att&#232;le au quotidien depuis quelques mois, les personnages sont tous dou&#233;s d'une sensibilit&#233; raisonnable, d'une raison sensible. Alors, bien s&#251;r, on me r&#233;torquera que ce genre de texte n'est pas le lieu d'une telle invention hors norme. Possible. Mais la question n'est pas l&#224; : en suis-je m&#234;me capable ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Et plus encore : mon amour pour eux vient-il justement de mon incapacit&#233; &#224; les inventer moi-m&#234;me ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Oh que c'est beau !</title>
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		<dc:date>2026-07-10T14:33:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Oh que c'est beau ! On l'a tous entendu un jour. Et on l'a cru. Et on l'a appris. Et maintenant, on r&#233;p&#232;te, comme des moutons. Oh que c'est beau ! Une montagne, la mer au loin, une skyline, un cumulonimbus bourgeonnant. Oh que c'est beau ! Les volets s'ouvrent sur une campagne verdoyante. Oh que c'est beau ! Que se passerait-il si, chaque fois, depuis tout petit, on nous avait dit : Oh que c'est laid ! Cachez cette vue que je ne saurais voir ! Alors tout le reste : Vermeer, Rembrandt, Bach, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://inacheve.net/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Langues oubli&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Oh que c'est beau !&lt;br class='autobr' /&gt;
On l'a tous entendu un jour. Et on l'a cru. Et on l'a appris. Et maintenant, on r&#233;p&#232;te, comme des moutons.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oh que c'est beau !&lt;br class='autobr' /&gt;
Une montagne, la mer au loin, une skyline, un cumulonimbus bourgeonnant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oh que c'est beau !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les volets s'ouvrent sur une campagne verdoyante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oh que c'est beau !&lt;br class='autobr' /&gt;
Que se passerait-il si, chaque fois, depuis tout petit, on nous avait dit : Oh que c'est laid ! Cachez cette vue que je ne saurais voir !&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors tout le reste : Vermeer, Rembrandt, Bach, Beethoven, Eisenstein, Orson Welles, les pyramides. Laid, laid, laid, d'une laideur insupportable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Paraitrait que les go&#251;ts et les couleurs ne se discutent pas. On a pourtant du mal avec ceux qui n'aiment pas le chocolat, que la mer, la montagne enneig&#233;e, laissent froid.&lt;br class='autobr' /&gt;
Y a-t-il le moindre aspect du beau qui soit inn&#233; et non acquis ?&lt;br class='autobr' /&gt;
On pourrait m&#234;me aller plus loin : quelle est la v&#233;ritable part de l'inn&#233; et de l'acquis dans l'&#233;motion ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour quelqu'un qui cr&#233;e, ou qui pr&#233;tend cr&#233;er (comme moi), c'est en v&#233;rit&#233; une question essentielle. Si tout le m&#233;tier de cr&#233;ation consiste &#224; jeter une lumi&#232;re nouvelle sur un &#232;thos &#233;ternel (l'amour, le bonheur, la mort), que se passerait-il si ce sujet &#233;ternel n'&#233;tait pas pr&#233;inscrit dans nos imaginaires ?&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut encore aller plus loin : certaines fonctions vitales sont inn&#233;es et universelles : la respiration, la marche, la pr&#233;hension&#8230; Et si notre sens du beau &#233;tait non seulement inn&#233; mais aussi universel que ces fonctions premi&#232;res ? Alors d'immenses territoires de l'imaginaire nous seraient &#224; jamais inconnu car personne n'aurait ni l'id&#233;e ni le go&#251;t de les explorer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fort heureusement, le beau est sujet &#224; de menus variations d'un sujet &#224; l'autre. Mais, &#224; ma connaissance, pas celui associ&#233; &#224; la nature &#8212; quoique, j'en connais plus d'un que les chants d'oiseau agacent au plus haut point.&lt;br class='autobr' /&gt;
La prochaine fois que l'envie irr&#233;pressible de s'&#233;crier :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Oh que c'est beau ! &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
t'envahira, tente un instant, avant d'en profiter enfin, de d&#233;terminer pourquoi, et si ce beau est si beau que &#231;a, si on ne te l'avait pas serin&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pr&#233;-temps-cieux</title>
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		<dc:date>2026-07-09T07:27:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;le voil&#224;, c'est lui, c'est moi, toujours un pas devant les autres, les mains labiles dansant au niveau de ses &#233;paules, sans masquer jamais son visage, c'est lui, c'est moi, on ne le voit pas, il est partout, il montre, il d&#233;montre, il manifeste, il dit regarde, regarde, lis, vois, &#233;coute, comme c'est beau, c'est si beau, c'est si beau, as-tu jamais vu quoi que ce soit de si beau, regarde cette phrase, &#233;coute ce plan, ce ralentis, vois ce sublime suspendu, tiens, je te le suspends encore un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://inacheve.net/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Langues oubli&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;le voil&#224;, c'est lui, c'est moi, toujours un pas devant les autres, les mains labiles dansant au niveau de ses &#233;paules, sans masquer jamais son visage, c'est lui, c'est moi, on ne le voit pas, il est partout, il montre, il d&#233;montre, il manifeste, il dit regarde, regarde, lis, vois, &#233;coute, comme c'est beau, c'est si beau, c'est si beau, as-tu jamais vu quoi que ce soit de si beau, regarde cette phrase, &#233;coute ce plan, ce ralentis, vois ce sublime suspendu, tiens, je te le suspends encore un peu plus pour que tu aies le temps, que tu aies le temps de te dire &#224; ton tour, toi aussi &#224; ton tour, avec moi, apr&#232;s moi, mais oui c'est sublime, vois, go&#251;te, c'est merveilleux, comme est-il possible que cette beaut&#233; transcendante soit le produit d'un esprit humain, n'est-ce pas, c'est ce que tu te dis, c'est aussi ce que je me dis, et pourtant je sais, je sais de quel esprit humain il est sorti, du mien, oui, du mien, mais non en fait pas du moi, je ne sais comment, c'est comme si l'&#233;ternel parlait &#224; travers ma bouche, comme si l'&#233;ternel faisait rayonner son &#233;ternit&#233; &#224; travers moi, je n'y suis pour rien, c'est lui, c'est moi, mais regarde, vois, lis, sens, go&#251;te, je ne m'en remets pas, c'est si beau ce que je fais, g&#233;nie, non pas g&#233;nie, je n'y suis pour rien, les g&#233;nies, ce sont ceux qui inventent qui d&#233;couvrent de toute la force de leur labeur, ce n'est pas moi, moi je ne suis que le messager, le v&#233;hicule, la porteur du signal, je ne suis pas responsable, mais c'est si beau, c'est lui, c'est moi, les bras m'en tombent, me confondent, me stup&#233;fient, vois mais vois mais vois mais vois encore, ouvre grands tes yeux, n'en manque pas une miette, aller, encore un petit ralenti, une phrase &#224; rallonge dont chaque mot est pes&#233; au tr&#233;buchet, musique et po&#233;sie ne font qu'un, pour que tu aies le temps, le temps, le temps sous les cieux, le temps que tu oublies ta propre finitude, oui, c'est si beau qu'on en oublie sa propre finitude, oui oui, tu le sens aussi, n'est-ce pas, c'est tout &#224; la fois la finitude r&#233;ifi&#233;e, dans toute sa complexit&#233;, et l'oubli de cette m&#234;me finitude, on n'est pas dans le quotidien, l&#224;, si, on y est et on n'y est pas, c'est le divin derri&#232;re le caillou, la baleine sous le gravillon, je ne m'en remets pas, je ne m'en lasse pas, j'aimerais que &#231;a dure toujours, pas toi, si toi aussi, tu le sais, tu adores, tu es fou, tu es vieux, tu es neuf, tu es partout, c'est lui, c'est moi, c'est lui &#224; travers moi, &#224; travers toi aussi, comme la plan&#232;te autour de son soleil, comme la queue de la com&#232;te, c'est beau &#231;a aussi, la queue de la com&#232;te, eh bien c'est la m&#234;me chose, oui, la m&#234;me chose, je t'assure, pas de diff&#233;rence, c'est lui, c'est moi, vois vois comme c'est moi, vois comme je filme bien, lis comme ce que j'&#233;cris est beau, vis, vis pleinement cette exp&#233;rience que j'ai imagin&#233;e pour toi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Oiseau</title>
		<link>https://inacheve.net/spip.php?article629</link>
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		<dc:date>2026-07-08T08:41:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Tu veux quoi ? L'oiseau ou l'id&#233;e de l'oiseau ? L'oiseau, lui, il ne se pose pas la question. Il fonce. Il attaque, strident, enchaine ses rythmes impossibles &#224; relever fid&#232;lement, entonne sa subtile m&#233;lodie. La r&#233;p&#232;te. La serine. Sans arri&#232;re-pens&#233;e. Ac&#233;r&#233; et affirm&#233;. Il fend l'air. Il n'a pas le choix, c'est son moment, son moment d'entrer en sc&#232;ne. Les autres ne lui c&#232;deront pas la place. Il a son cr&#233;neau, dans la journ&#233;e, dans l'&#233;chelle des fr&#233;quences et des rythmes, il s'y tient. Toi, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://inacheve.net/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Et Freud dans tout &#231;a ?&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; Tu veux quoi ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'oiseau ou l'id&#233;e de l'oiseau ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'oiseau, lui, il ne se pose pas la question. Il fonce.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Il attaque, strident, enchaine ses rythmes impossibles &#224; relever fid&#232;lement, entonne sa subtile m&#233;lodie. La r&#233;p&#232;te. La serine. Sans arri&#232;re-pens&#233;e.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ac&#233;r&#233; et affirm&#233;. Il fend l'air.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Il n'a pas le choix, c'est son moment, son moment d'entrer en sc&#232;ne. Les autres ne lui c&#232;deront pas la place. Il a son cr&#233;neau, dans la journ&#233;e, dans l'&#233;chelle des fr&#233;quences et des rythmes, il s'y tient.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Toi, tu n'es pas oiseau.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Toi, tu es toi.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Tu peux tenter l'ellipse, la suggestion, la parabole, l'impression, l'&#224;-peu-pr&#232;s.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;De toute fa&#231;on, tu n'y arriveras jamais. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Cette certitude, cette bille-en-t&#234;te, cette persistance, cet instinct.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Te sont inaccessibles.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Alors tu veux quoi ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'oiseau ou l'id&#233;e de l'oiseau ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Avec tes pauvres outils, ta pauvre voix, tes mots inuits ou apaches. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Jamais au niveau.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Tu en es r&#233;duit &#224; l'id&#233;e.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#199;a a l'avantage d'&#234;tre accessible &#224; toute heure, d'un claquement de doigt.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;C'est &#231;a la po&#233;sie : le t&#226;tonnement.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Tu peux te bercer de l'espoir du mot juste : il t'&#233;chappe.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je te vois. Tu h&#233;sites.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#192; quoi bon en effet. &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fuir</title>
		<link>https://inacheve.net/spip.php?article628</link>
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		<dc:date>2026-07-07T07:52:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le voil&#224; qui se r&#233;sout &#224; fuir. Enfin. &#171; Enfin &#187;, se dit-il. Il en a mis du temps. &#192; prendre sa d&#233;cision. &#192; prendre la fuite. Pas facile. D'autres avant lui ont fui. Parmi ses a&#239;eux. Ils ont pr&#233;par&#233; leur fuite, patiemment, m&#233;thodiquement, sauvant ce qui pouvait l'&#234;tre. D'autres encore, plus lointainement encore, ont esp&#233;r&#233; jusqu'&#224; la derni&#232;re seconde. Mal leur en a pris. Poches vides, familles d&#233;cim&#233;es. Ils ont fui, certes, mais dans quel pi&#232;tre &#233;tat. Le voil&#224; qui se r&#233;sout &#224; fuir. Enfin. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://inacheve.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Fictions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le voil&#224; qui se r&#233;sout &#224; fuir. Enfin. &#171; Enfin &#187;, se dit-il. Il en a mis du temps. &#192; prendre sa d&#233;cision. &#192; prendre la fuite. Pas facile. D'autres avant lui ont fui. Parmi ses a&#239;eux. Ils ont pr&#233;par&#233; leur fuite, patiemment, m&#233;thodiquement, sauvant ce qui pouvait l'&#234;tre. D'autres encore, plus lointainement encore, ont esp&#233;r&#233; jusqu'&#224; la derni&#232;re seconde. Mal leur en a pris. Poches vides, familles d&#233;cim&#233;es. Ils ont fui, certes, mais dans quel pi&#232;tre &#233;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le voil&#224; qui se r&#233;sout &#224; fuir. Enfin. Sans r&#233;elle m&#233;thode, mais pas compl&#232;tement &#224; la derni&#232;re minute non plus. Par l&#226;chet&#233;. Parce qu'il avait esp&#233;r&#233; r&#233;sister. Au moins un peu. &#199;a demande du courage de r&#233;sister. &#199;a demande de l'ent&#234;tement. De l'espoir, de l'aveuglement, un acte de foi, authentique. Mais envers quoi ? Apr&#232;s tout, la d&#233;ception est partout. Cette l&#226;chet&#233;, la sienne, est aussi celle qu'il voit chez les autres, qui leur a fait baisser les bras avant m&#234;me de lever le poing.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le voil&#224; qui se r&#233;sout &#224; fuir. Enfin. Et il se dit que &#231;a va &#234;tre sans fin. Pour aller o&#249; ? Vers quel havre inconnu et hostile ? Vers quel territoire auquel il se gardera bien de s'attacher ? Parce qu'une fuite en appelle une autre, se dit-il. Pourquoi serait-il mieux accept&#233; que l&#224; o&#249; il est n&#233; et o&#249; il se sentirait encore chez lui. L'exil est sans fin : c'est celui de la langue, de l'accent, de la terre. C'est tout cela qu'il quitte. Il ne sait m&#234;me pas s'il regrette. Sans doute un peu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le voil&#224; qui se r&#233;sout &#224; fuir. Enfin. Il se console en se disant qu'il est un lieu qu'il n'aura jamais &#224; fuir. Un lieu tout au fond de lui, ce lieu qui r&#233;sonne de toutes les musiques, de tous les po&#232;mes. Ce lieu qui, quand il parvient &#224; y retourner, lui fait soudain l&#226;cher les &#233;paules, d&#233;nouer les tripes. C'est vers ce lieu de paix et de beaut&#233; qu'il voudrait fuir. Mais il sait bien que ce lieu n'existe qu'en lui. Que le sentiment de s&#233;curit&#233; qu'il lui procure n'est qu'illusion. Il sait aussi qu'on peut lui arracher. Lui faire oublier jusqu'&#224; son existence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le voil&#224; qui se r&#233;sout &#224; fuir. Qui se d&#233;solidarise de ses fondations. Qui se disloque. Il est &#224; lui seul d&#233;rive des continents, fission nucl&#233;aire, supernova. Mais discr&#232;tement, silencieusement, dans l'ombre qui succ&#232;de &#224; la fugue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Engagement</title>
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		<dc:date>2026-07-06T12:45:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Elle ne le connait pas. Ce qui explique peut-&#234;tre cela. Elle ne le connait pas, elle ne connait rien de lui. Il est comme une page blanche. Son visage est quelconque, ne lui &#233;voque rien. Sa mise est simple, sans aucun signe d'appartenance &#224; quelque communaut&#233; ou classe sociale. C'est au petit matin, l'&#233;t&#233;, une promenade en for&#234;t, tout le monde se ressemble. On ne croise que trois groupes de personnes : d'une part les habitu&#233;s, que sont les promeneurs de chien et les joggeurs, et d'autre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://inacheve.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Fictions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle ne le connait pas. Ce qui explique peut-&#234;tre cela. Elle ne le connait pas, elle ne connait rien de lui. Il est comme une page blanche. Son visage est quelconque, ne lui &#233;voque rien. Sa mise est simple, sans aucun signe d'appartenance &#224; quelque communaut&#233; ou classe sociale. C'est au petit matin, l'&#233;t&#233;, une promenade en for&#234;t, tout le monde se ressemble. On ne croise que trois groupes de personnes : d'une part les habitu&#233;s, que sont les promeneurs de chien et les joggeurs, et d'autre part, les randonneurs occasionnels, profitant de la fraicheur qui pr&#233;c&#232;de la torpeur du cagnard &#8212; je sais, j'ai &#233;crit qu'il n'y a que trois cat&#233;gories de personnes, mais recomptez bien, vous verrez.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle fait partie des promeneurs de chien, lui des joggeurs. Mais elle ne croit pas l'avoir jamais crois&#233;. Elle ne sait strictement rien de lui, sinon qu'un instant plus t&#244;t, son chien en jappant a saut&#233; joyeusement &#224; sa rencontre. Raison pour laquelle, peut-&#234;tre, suivant en cela l'inclination philanthrope de son animal, elle lui est plut&#244;t bienveillante. Mais c'est surtout parce qu'elle ne sait rien de lui. Difficile de convoquer ses a priori quand on ne sait rien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aussi quand il s'&#233;tale de tout son long un peu plus loin sur le sentier se pr&#233;cipite-t-elle sans h&#233;sitation &#224; sa rescousse, pr&#234;te &#224; d&#233;gainer un mouchoir pour son nez qui saigne, &#224; l'aider &#224; se relever.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ferait-elle preuve d'autant de bont&#233; et de gentillesse si elle savait ? Si elle savait qu'il fait en r&#233;alit&#233; partie de ces gens qu'elle abhorre, de ces gens qui veulent accueillir les migrants, de ces gens qui viennent en aide aux inconnus, de ces gens qui s'affolent d'un climat d&#233;r&#233;gl&#233;, de ces gens qui voudraient ouvrir plut&#244;t que refermer, de ces gens qui ne cherchent pas un bouc-&#233;missaire simple et commode, de ces gens qui pensent que les solutions simplistes sont bien souvent inefficaces, de ces gens qui coupent les cheveux en quatre, de ces gens qui, pense-t-elle, l'emp&#234;che de dire ce qu'elle veut dire, ce que ce qu'elle appelle le bon sens lui dicte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le c&#339;ur sur la main, elle se presse, aide, s'enquiert. Il va bien, merci. C'est gentil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et lui, serait-il aussi prompt &#224; accepter cette main charitable, s'il savait le bulletin brun qu'elle met dans l'urne, les insultes qu'elle prof&#232;re souvent, ce cousin qu'elle refuse d'inviter aux f&#234;tes de famille depuis qu'il y a amen&#233; son petit ami, les sombres pens&#233;es que lui inspirent les conspirations qu'elle soup&#231;onne, le m&#233;pris qu'elle &#233;prouve pour le m&#233;tier qu'il pratique et dont elle ne sait pourtant rien.&lt;br class='autobr' /&gt;
On parle parfois dignit&#233; humaine face &#224; l'adversit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'o&#249; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand les antagonistes se retrouvent-ils enfin ? Le peuvent-ils ? Comment ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le temps de</title>
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		<dc:date>2026-06-25T08:02:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tiens, &#231;a tombe un jeudi, cette ann&#233;e. On aurait pu le calculer, on a bien d&#251;, un jour, le calculer. On avait oubli&#233;. &#199;a prend par surprise comme &#231;a, au dernier moment, au petit matin, sans tambour ni trompette, sans drapeau ni invitation. Pas de go&#251;ter non plus. On a pass&#233; l'&#226;ge. Il reviendra, mais pas tout de suite. En attendant, il s'agirait de s'&#233;chauffer. C'est le mot juste et pourtant. Pourtant il semble incongru. Comment s'&#233;chauffer lorsque tout est chauff&#233; &#224; blanc. Se d&#233;gourdir ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://inacheve.net/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Langues oubli&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tiens, &#231;a tombe un jeudi, cette ann&#233;e. On aurait pu le calculer, on a bien d&#251;, un jour, le calculer. On avait oubli&#233;. &#199;a prend par surprise comme &#231;a, au dernier moment, au petit matin, sans tambour ni trompette, sans drapeau ni invitation. Pas de go&#251;ter non plus. On a pass&#233; l'&#226;ge. Il reviendra, mais pas tout de suite. &lt;br class='autobr' /&gt;
En attendant, il s'agirait de s'&#233;chauffer. C'est le mot juste et pourtant. Pourtant il semble incongru. Comment s'&#233;chauffer lorsque tout est chauff&#233; &#224; blanc. Se d&#233;gourdir ? Pas beaucoup mieux. Aller : chercher, chercher encore. C'est le but du jeu, non ? Chercher, tenter, essayer, faire rentrer le rond dans le carr&#233;. S'assouplir, s'&#233;vader, on penche la t&#234;te en arri&#232;re, on ferme les yeux, on les repose de cette nuit si peu reposante. On esp&#232;re qu'il n'y aura pas trop de fautes de frappe en les rouvrant. Et on se laisse aller. On se concentre sur ce Biber qui passe, variation apr&#232;s variation. Bloquer le reste. Qu'importe ce qu'on &#233;crit, le doigts doivent chanter sur le clavier. Petit rythme, par grappes. On s'&#233;chauffe. On se d&#233;g&#232;le, on s'exalte, on s'emporte, on prend son essor, on prend appui sur cette basse obstin&#233;e pour s'envoler vers la nue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce qu'apr&#232;s tout, ce n'est pas parce que &#231;a tombe un jeudi qu'on peut y couper. Non, pas d'excuse. Pas aujourd'hui, jamais. Est-ce cela aussi la discipline ? Donner le sentiment que le temps n'existe pas ? En l'organisant rigoureusement, donner l'illusion d'une permanence ? En mettant les choses dans les boites, donner l'illusion que rien ne d&#233;borde de la psych&#233; ? R&#233;p&#233;ter, affiner, perfectionner, &#224; la mani&#232;re des estampistes japonais, jusqu'&#224; l'&#233;pure, le geste r&#233;duit au geste, le sens r&#233;duit au sens, le symbole au symbole, la table &#224; la table, l'artiste dans son atelier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rien ne doit changer. La r&#233;p&#233;tition ad vitam &#8212; ou plut&#244;t non. On se console comme on peut. Personne ne lira, tout le monde oubliera. On oubliera m&#234;me que c'est tomb&#233; cette ann&#233;e un jeudi. Parce que c'est sans importance. Et essentiel tout &#224; la fois. L'essence dessous l'innocence.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'essence dessous l'innocence. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a y est : la formule est tomb&#233;e : l'&#233;pure est l&#224; : les doigts soudain restent en l'air, le rythme se suspend. Inutile d'aller plus loin.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'essence dessous l'innocence. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
On relit, on appr&#233;cie la musicalit&#233;, la r&#233;p&#233;tition vocalique, et ce &#171; dessous &#187; qui sert comme de point d'&#233;quilibre &#224; la balance, ce &#171; dessous &#187; qui parait au premier regard un peu balourd, c'est ce &#171; dessous &#187; qui conf&#232;re le sel po&#233;tique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'essence dessous l'innocence. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Stop.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le monde n'est pas</title>
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		<dc:date>2026-06-24T08:42:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le monde n'est Le monde n'est pas Le monde n'est pas tr&#232;s accueillant Ni pour toi ni pour moi Le monde ne nous Le monde ne nous ouvre pas Les bras Baisser Les bras Le monde ne nous ouvre pas Le monde ne nous accueille pas Les bras Baiss&#233;s Les bras Ouverts Ni toi ni moi Ne nous ouvre pas Ne s'ouvre pas &#224; Ni toi ni moi Et je Et je ne Et je ne sais Et je ne sais comment Le rendre plus accueillant Le monde n'est pas Le monde n'est pas Te cueillir toi Fleur en cours Non pas te cueillir mais te (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://inacheve.net/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Langues oubli&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Le monde n'est&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est pas tr&#232;s accueillant&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ni pour toi ni pour moi&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde ne nous&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde ne nous ouvre pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les bras&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Baisser&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les bras&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde ne nous ouvre pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde ne nous accueille pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les bras&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Baiss&#233;s&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les bras&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ouverts&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ni toi ni moi&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ne nous ouvre pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ne s'ouvre pas &#224;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ni toi ni moi&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et je&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et je ne&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et je ne sais&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et je ne sais comment&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le rendre plus accueillant&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Te cueillir toi&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Fleur en cours&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Non pas te cueillir mais te laisser grandir&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Toi mon si grand sourire&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est pas &#224; toi&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est pas &#224; nous&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Il ne nous rien qui vaille&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et pourtant&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Toi et moi, mon soleil &#233;clips&#233;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Toi et moi, dans le c&#244;ne de n&#233;ant&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est rien sans toi&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'a pas le droit&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est pas sans toi&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'a pas de sens&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Toi&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Multitoi&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Multimonde&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Monomane&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#192; toi que je ne&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#192; toi que je ne puis&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Puis &#224; toi que je suis&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#199;a ne rime &#224; rien&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Tout &#231;a&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde, les mots&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#199;a ne rime pas, &#231;a ne s'arrime &#224; rien, &#231;a se frotte, &#231;a se d&#233;tache, &#231;a se roule en boule contre le vent et les eaux, &#231;a s'effrite, &#231;a s'effiloche, &#231;a file entre les doigts&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le monde n'est pas&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cette tristesse infinie sur ton visage, mon amour</title>
		<link>https://inacheve.net/spip.php?article624</link>
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		<dc:date>2026-06-23T15:57:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cette tristesse infinie sur ton visage, mon amour. &#199;a me brise le c&#339;ur, mon corps tout entier qui se disloque. Ton regard ailleurs : je sais &#224; quoi il est occup&#233;. Je sais. Il est occup&#233; &#224; ne pas penser &#224; &#231;a. Occup&#233; &#224; se forcer de s'obliger &#224; penser &#224; autre chose. La manie comme m&#233;canisme de d&#233;fense. Mais cette tristesse infinie qui sourd d'autour de tes yeux, mon amour. Et cette esp&#232;ce de vide l&#224; o&#249; j'aime tant voir un &#233;clat. Mon amour que puis-je faire ? Je ne sais pas. Et chaque fois que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://inacheve.net/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Langues oubli&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Cette tristesse infinie sur ton visage, mon amour.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#199;a me brise le c&#339;ur, mon corps tout entier qui se disloque.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ton regard ailleurs : je sais &#224; quoi il est occup&#233;.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je sais. Il est occup&#233; &#224; ne pas penser &#224; &#231;a.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Occup&#233; &#224; se forcer de s'obliger &#224; penser &#224; autre chose.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La manie comme m&#233;canisme de d&#233;fense.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Mais cette tristesse infinie qui sourd d'autour de tes yeux, mon amour.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et cette esp&#232;ce de vide l&#224; o&#249; j'aime tant voir un &#233;clat.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Mon amour que puis-je faire ? Je ne sais pas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et chaque fois que je dois faire un choix, ce sentiment que c'est le mauvais.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Que c'est celui de la raison, et non de la compr&#233;hension, de l'empathie.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Celui du pater, et non du p&#232;re.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je n'ai pas les armes.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je ne les avais pas quand j'&#233;tais &#224; ta place.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je les ai encore moins &#224; pr&#233;sent que tu y es.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je t'aime.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et je ferais tout pour revoir la joie dans ton sourire.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand fuir ?</title>
		<link>https://inacheve.net/spip.php?article623</link>
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		<dc:date>2026-06-23T07:44:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Szpirglas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quand fuir ? Que fuir, on sait. Fastoche : le danger, le mal, le trop chaud-froid, l'effroi, l'effrayant, le terrible, l'horrifiant, la vague, le tsunami, la guerre, le sauvage, le terrifiant, l'incompr&#233;hensible, et tutti quanti &#8212; mais j'ai pas le temps ni la place dans la marge. Mais quand fuir ? Au moment propice, bien s&#251;r. Mais c'est quand ? Bien avant ? Aussit&#244;t avant ? Dans l'instant ? Alors que le danger est d&#233;j&#224; l&#224; ? Mais alors qu'est-ce qu'on fout l&#224; ? On devrait pas &#234;tre d&#233;j&#224; partis (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://inacheve.net/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Langues oubli&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand fuir ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Que fuir, on sait. Fastoche : le danger, le mal, le trop chaud-froid, l'effroi, l'effrayant, le terrible, l'horrifiant, la vague, le tsunami, la guerre, le sauvage, le terrifiant, l'incompr&#233;hensible, et tutti quanti &#8212; mais j'ai pas le temps ni la place dans la marge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais quand fuir ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Au moment propice, bien s&#251;r.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais c'est quand ? Bien avant ? Aussit&#244;t avant ? Dans l'instant ? Alors que le danger est d&#233;j&#224; l&#224; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais alors qu'est-ce qu'on fout l&#224; ? On devrait pas &#234;tre d&#233;j&#224; partis ? On devrait pas d&#233;j&#224; avoir fui ? Qu'est-ce qu'on attend ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'on croit ? Que procrastiner repousse le danger ? Qu'avec le temps la raison pr&#233;vaudra ? Mais quelle raison ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce seulement un d&#233;ni ? Ou l'attachement au confort, au connu ? La peur des dangers de l'arrachement ? La pr&#233;f&#233;rence d'un danger connu sur un danger inconnu ? Un effet de sid&#233;ration qui emp&#234;che tout raisonnement, toute r&#233;action ? L'illusion rassurante de l'acceptation ambiante ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s apr&#232;s apr&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ou alors l'absence de le&#231;on. Apr&#232;s tout, ceux qui sont partis trop tard ne sont plus l&#224; pour raconter. Alors on sait, mais on ne sait pas. On ne peut pas savoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il est fort probable qu'on ne sera, &#224; notre tour, plus l&#224; pour raconter.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si ce n'&#233;tait que moi, passe encore. Mais ce n'est pas que moi.
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette tristesse infinie sur ton visage, mon amour.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a me brise le c&#339;ur, mon corps tout entier qui se disloque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton regard ailleurs : je sais &#224; quoi il est occup&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais. Il est occup&#233; &#224; ne pas penser &#224; &#231;a.&lt;br class='autobr' /&gt;
Occup&#233; &#224; se forcer de s'obliger &#224; penser &#224; autre chose.&lt;br class='autobr' /&gt;
La manie comme m&#233;canisme de d&#233;fense.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais cette tristesse infinie qui sourd d'autour de tes yeux, mon amour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et cette esp&#232;ce de vide l&#224; o&#249; j'aime tant voir un &#233;clat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon amour que puis-je faire ? Je ne sais pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et chaque fois que je dois faire un choix, ce sentiment que c'est le mauvais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que c'est celui de la raison, et non de la compr&#233;hension, de l'empathie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui du &lt;i&gt;pater&lt;/i&gt;, et non du p&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'ai pas les armes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne les avais pas quand j'&#233;tais &#224; ta place.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je les ai encore moins &#224; pr&#233;sent que tu y es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je t'aime.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et je ferais tout pour revoir la joie dans ton sourire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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