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La pluie et le beau temps

Dernier ajout : 7 mars 2010.

Exercice quotidien d’écriture. Décrire en termes littéraires et donc non spécifiquement scientifiques, la météo tous les matins (avec le café) et le soir (avant de se coucher). Y compris dans les villes visitées. Se concentrer sur les manières de décrire, nuances, sensations, rapports à l’humeur, etc.

On rédige et on met en ligne, sans se poser de question. Si on relit, ce n’est qu’en survolant...


| Un texte au hasard |

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  • Paris — 7 mars 2010 — 20 h

    7 mars 2010

    Vus :

    Vus :
    des yeux clos, une naissance, un gâteau posthume, un sac lourd qui sombre dans les eaux sablonneuses de la Gironde naissance (et vice versa), un soleil qui se couche au sud-ouest, l’ombre d’un théorbe, un quartier d’hôpital qui garde la trace de son aseptisation, des collines aplaties, aplanies, rapetassées, ravalées, ridiculisées, un métro aérien qui pénètre sans grâce l’espace d’une place dans l’épiderme bitumée de la terre, à la manière d’une épingle plongeant dans un tissu, une Nuit à Rennes, un (...)

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  • Paris — 1er février 2010 — 23h45

    1er février 2010

    Tempête

    Tempête, ça craque, crâne
    (agitation, rafales, embruns) (ça brûle, ça gèle, ça se fissure) (vanité, vide, sauceblanche)
    Dépression, implosion, rides
    (dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, sisisi, je vous assure) (ah bah ça, forcément, si ça dépresse, ça va pas tenir longtemps) (ben oui, pourquoi pas ?)
    Trouée nuageuse, œil du cyclone, jambes lourdes
    (no comment) (œil du cyclope, personne dehors, un troupeau de mouton paisse, impair et passe) (a marché, a beaucoup marché, faudra pas (...)

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  • Paris — 11 janvier 2010 — 18h38

    11 janvier 2010

    Bourdonnement

    Le froid intense installé depuis peu — erratiquement accompagné de quelques ciels plus lourds que d’autres — éclaircit la tiédeur de nos perceptions.
    Il y a dans ma vie un bourdonnement incessant qui ne se calme qu’en d’exceptionnels moments — nuit avancée, silence du sommeil des autres, tranquillité forcée de la ville.
    Bourdonnement sonore, naturellement, lumineux aussi — si rare est l’obscurité complète dans la ville contemporaine, gâtée d’éclairage public de jaune sale, de phares inconstants, d’écrans (...)

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  • Paris — 8 juin 2009 — 5 h 30

    9 juin 2009

    La terre lève le soleil, ça a l’air facile, comme si elle le faisait tous les jours. Et pourtant, ce n’est pas rien.
    Dans le bleu pâle qui s’annonce, le moindre immeuble — la carcasse vide et décharnée d’un chantier — prend des airs de noblesse et d’éternité — nul besoin d’allure pour avoir la fierté.
    Les lumières jaunes et blanches sont éteintes, les fenêtres sont encore neutres.
    Il est un moment, dans ce demi-jour, dans cette aube précoce, quelques minutes à peine, où la ville pourraient très bien être (...)

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  • Paris — 12 mai 2009 — 3 h 54’ 54’’

    12 mai 2009

    La pluie

    On parle bien souvent — et moi le premier — de la grisaille parisienne et de la pluie qui l’accompagne fréquemment — "It’s very important. On your first day in Paris, you have to order yourself a thin rain and go for a walk... but no umbrella, never carry an umbrella in Paris" —, la pluie est toutefois bien rare. La vraie pluie, de celles qui tombent à grosses gouttes, de celles qui battent de grains en grains au large des côtes bretonnes, de cette vraie pluie qui mouille et dégouline.
    Il est (...)

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  • Paris — 11 avril 2009 — 2 h 20

    11 avril 2009

    Qu’importe après tout, qu’un mot ne soit qu’un mot, qu’une phrase ne soit qu’une phrase, et que rien ne nous soit révélé.
    Ce ne sont que des mots en l’air, même quand ils sont écrits, dans la lourdeur du papier, ou l’irréalité des 0 et des 1 (sont-ce encore des 0 et des 1 quand ils sont si nombreux ?). Ils n’engagent à rien, justifient ou motivent tout.
    Alors pourquoi me les arracher ainsi, pourquoi cette envie de les vomir, pourquoi cet engourdissement de ma langue lorsqu’ils remontent, acides, aigres, (...)

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  • Paris — Nuit du 3 au 4 février 2009 — vers 4 h 25 et 19 secondes

    4 février 2009

    Improvisation II

    Le temps est au silence jaunâtre. On avance peu à peu — on ne le remarque qu’aux rares coups d’oeil lancés vers un quelconque pendule indifférente. La fatigue ne dit plus rien, le froid non plus — on avance seconde par seconde, sans paupière et sans soif. La solitude n’a plus cours par ce temps — n’a plus de sens dans cette fausse pénombre qui se cherche un autre nom. On regarde les choses vieillir, on constate la patine du temps, plus lisse sous les doigts, on ne sent plus le reste — ni les pieds, ni (...)

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