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Sans-Titre(s)

Dernier ajout : 27 juillet 2011.

Parce que le "Sans-Titre" n’est pas réservé aux peintres, sculpteurs et autres plasticiens...

Ce sont donc là des textes sans titre, exercices sans thème particulier, écriture approximativement automatique, fictions sans direction...


| Un texte au hasard |

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  • Sans-Titre XV

    23 février 2009

    métro luisant dispute le drame s’ouvre la tragédie est grecque les larmes sont de sortie odeurs nauséabondes
    Elle vient de découvrir que son petit ami a dragué sa soeur — et, qui sait, peut-être pire.
    Lui se défend. Non, ce n’était pas de la drague — ça ne tient pas — les aveux vont croissants :
    Oui, je l’ai draguée, mais c’était sans y penser, par jeu / pour le plaisir ludique de séduire / sans penser à mal / innocent et sans dessein.
    Oui, j’ai eu — j’ai senti / j’ai aimé — un petit truc pour elle... (...)

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  • Sans-Titre I

    17 novembre 2008

    Sortie du métro

    Pour les épisodes précédents, aller voir là.
    Arrivé à sa station, Romain se lève tout penaud, effleure une dernière fois le divin genou, for old times’ sake, et de s’extirper de la foule pour descendre, manque de tomber plusieurs fois. Il est temps de prendre les choses en main ! De mettre les cravates au placard, définitivement — c’est quand même ridicule, une cravate, vous ne trouvez pas ? — et de trouver autre chose. Et,non, pas des jeans slims !
    Je devrais peut-être lancer ma propre boite ? une (...)

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  • Série d’esquisses — Esquisses IV, V et VI

    23 octobre 2008

    Esquisse IV
    Vérité inexistence — on n’a rien à dire. Vanité, inutilité constitutive.
    Alors on s’accroche aux objets, aux fantômes, à un mysticisme vacillant quelconque et détourné.
    On s’accroche, on s’abime. On se jette. Esquisse V
    Profession de foi — expression qui m’a toujours étonné.
    Que ne puis-je écrire simplement, bêtement, drôlement, tout ce qui me passe par la tête.
    Aussitôt cette retenue, cette inhibition, qui me pousse au snobisme lexical, aux ambitions syntaxiques et narratives. Esquisse VI (...)

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  • Sans-Titre XIV

    8 octobre 2008

    Sur la placette sans charme ni beauté de ce petit bourg du Conflent, l’oisiveté revêt un habit d’importance. La chaleur est menaçante, le gris changeant du ciel (sombre et changeant du ciel) point entre les branches alors que le soleil pèse encore, à petits poings serrés. Une brise agréable nous rappelle que ce petit conflit, de rien du tout, je répète, de rien du tout, est bien estival.
    Coincée entre une terrasse de café et le parvis de l’église, la petite place à l’asphalte irrégulier, bordée de 6 (...)

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  • Série d’esquisses — Esquisses I, II et III

    8 octobre 2008

    Esquisse I
    La scène n’est pas drôle en elle-même. Il faut juste attendre quelques minutes. Apprécier les efforts qu’elle fait. Pourquoi tient-elle à meubler ainsi chaque instant ? Parler ; d’une voix un peu rauque qui porte loin, bien malgré elle j’en ai peur. Complètement différent du type à ma droite dont la voix haut perchée est un murmure incessant, comme un bourdonnement de moteur d’avion, haut dans le ciel.
    Tout un métier : pour tenir le haut du pavé, garder la parole pendant tout un repas, il (...)

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  • Sans-titre Froid I

    8 octobre 2008

    Glacier — oiseaux — vue
    Dominé par la puissance massive de la montagne en face.
    Au premier coup d’œil, tout paraît simple statique.
    Chaque chose invariable, inaltérable, à sa place.
    On a besoin de quelques dizaines de secondes pour s’accoutumer aux détails, comme quand on éteint soudain la lumière et qu’il faut laisser le temps à l’œil de se faire à la pénombre, de fabriquer les précieux bâtonnets, si fragiles, qui permettent notre vision nocturne. Les vagues sur la cascade, l’oscillation légère de la (...)

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  • Sans-Titre I

    13 juillet 2008

    Commentaires oiseux pour ceux que ça intéresse (pas moi)

    Bon ben tu vois, c’était pas si terrible, ton carnet est enfin mort ! Et en beaucoup moins de temps que prévu. Mais les remarques d’inconfort, déjà faites un peu plus tôt, expliquent cette rapidité : j’écris mal dans ce carnet, mal et gros, je prends beaucoup de place même quand je m’applique. Mais c’est fini et bien fini.
    À Nice (nobody’s perfect) — ville vulgaire par excellence, vivement le départ, dans une demie heure — le 26 avril 2008, 2 mois, 5 jours et quelques heures.
    Aller adieu carnet. Tu m’as (...)

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Dernier ajout : 18 novembre. | SPIP

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