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Éros

Dernier ajout : 25 mai 2012.

Parce qu’on en revient toujours là...

Je n’assume pas tous les textes que j’écris. Et quand il s’agit d’écrire le sexe, moins encore. J’assume l’érotique, pas le pornographique. Résultat, certains textes ne seront jamais en ligne, ni publiés. Non pas un enfer. Plutôt un catalogue de mes inhibitions.


| Un texte au hasard |

  • Fantasmes de concert

    14 août 2008

    "Grandis !"
    Je le pense et le répète dans ma tête. À l’adresse de ce jeune con qui pianote — tout dans les doigts (une mitraillette dans la main) rien dans la tête rien dans le coeur. "Grandis, enfin ! Il est temps de faire un peu de musique, Schumann ne méritait pas ça." Il a encore bien du chemin à parcourir ce garçon.
    "Grandis ! pensè-je encore, avec un soupir."
    Cependant, alors que je lui enjoins de "grandir", je me prends justement à contempler la poitrine de ma voisine, un petit décolleté (...)

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  • Et puis quoi encore ?

    15 août 2008

    À S.B.

    Le passage clouté traversé, il se regarda dans la vitrine et comprit. C’est fou ce que les hommes, même les plus brillants, peuvent être longs à la détente. C’est peut-être une question d’éducation. Ils restent ingénus toute leur vie.
    Celui-là, il lui a bien fallu cinquante mètres pour enfin comprendre. Il est trop gentil. Mais il y a des moments où ça suffit, où la gentillesse agace, exaspère même. Où une femme ne veut plus être adorée comme une reine, ou idolâtrée comme une déesse, elle veut juste être (...)

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  • Parfum d’été

    7 mai 2007

    À So.G.

    À cause de la chaleur, elle s’était couchée à même le sol. La nuit venait de tomber quand elle s’endormit. Il n’y avait pas un bruit dans cette chambre d’hôtel dont elle avait pris possession sans trop de conviction en début d’après-midi. Elle était venue seule se reposer dans cette petite station balnéaire. Sa présence avait surpris grooms et réceptionnistes, de même que sa mise, qui, malgré sa recherche et son apparente élégance — malgré ses gestes qui, à peine esquissés, signifiaient une assurance (...)

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  • Que dire d’elle ?

    27 mai 2008

    Originellement écrit dans le cadre de T.A.B.P., mais qui trouve sa place ici aussi, d’une certaine manière.
    Jugement de valeur et jugement qualitatif.
    Une femme peut être jolie, c’est à la fois une valeur et une qualité. D’ailleurs, ce dernier mot a un sens un peu trouble. Toujours le problème du critique. Un adjectif, qualitatif par essence, devient jugement de valeur aussitôt placé dans une phrase de critique. Ou du moins le danger est fort grand de le voir devenir.
    La mise en mot, la mise en (...)

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  • Caresses dans les cheveux

    17 juillet 2008

    69, Article érotique

    Besoin, avant toute autre chose, de caresses dans les cheveux. Ces caresses qui, tout soudain, relâchent les tensions et font vagabonder l’esprit dans un plaisant néant futilité amusée.
    Au-delà de la jouissance absolue des sexes, les caresses dans les cheveux apportent une plénitude saine et ingénue, une complétude quasi parfaite. À un détail près. Quelle que soit la durée de ces divines caresses, leur terme inéluctable arrive toujours trop tôt (ainsi va la vie !). Sous les délices de la tendresse (...)

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  • Le Lac

    28 février 2010

    À Sa.B.

    Texte inachevé, inabouti, dont je ne suis pas encore satisfait, qui trouve sa place dans mes variations érotiques sur les cinq sens, ici, le toucher...
    Cet été, souviens-toi, c’était la canicule. Et ça nous faisait grand effet. — Été passé sur les routes, à chercher l’ombre et la fraicheur, illusoire. Succession de chambres de lits, de couches indistinctes. Été qui n’est que souvenir de ton corps, torpeur assommante et moite, stupeur humide et sensualité hallucinée de somnambule.
    Draps froissés, jetés (...)

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  • « Pas de mal à une mouche »

    3 juillet 2009

    À So.B.

    C’est fou ce que les hommes, même les plus brillants, peuvent être longs à la détente. C’est peut-être une question d’éducation. Ils restent ingénus toute leur vie.
    Celui-là, il lui a bien fallu cinquante mètres pour enfin comprendre. Ce n’est qu’après avoir traversé la rue, s’être arrêté ahuri un bon moment devant la vitrine du magasin de fringues en face, que ses yeux se sont enfin écarquillés, dans un béatement enfantin. Il est trop gentil, que voulez-vous. Mais il y a des moments où ça suffit. Où la (...)

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Dernier ajout : 18 novembre. | SPIP

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