Inachevé.net

Site de création littéraire plus ou moins expérimentale

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  • Compositeur avec cigare

    | Musique(s) | 19 juillet 2015

    portrait cubiste

    [Georges Aperghis]
    hop
    hop et pom
    à la rencontre de la miette illisible
    pom de trois quatre fois six trente trois
    d’un côté l’autre — miroir de fou — basculement
    à sec : sans saucisson — à la radio une fois par semaine : ça suffit à nourrir une passion durable, apparemment.
    les mots sonnent — écho — les syllabes tournent sur elles-mêmes, s’enlacent les unes aux autres
    ça grouille, ça crie, ça jacasse, ça gamine, ça papote, ça caquète, ça théâtre — éclats cristallins dans l’air frais du matin — (...)

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  • S’y remettre

    | Langues oubliées | 26 juin 2014

    S’y remettre.
    Fermer les yeux. Se laisser aller.
    Le kaléidoscope de couleurs du noir lumineux derrière la paupière. Dépasser cela également. Aller au-delà. Au-delà du soulagement de cette paupière chaude sur l’œil humide.
    Tenter de retrouver le mot qui s’échappe. Ou plutôt non. Ne pas le poursuivre. Le laisser aller au contraire. En trouver d’autres. Ceux qui viennent, ceux qui ne fuient pas.
    Pour l’instant du moins.
    Baisser la barrière, baisser la barre. Ne pas se laisser intimider, inhiber. Par (...)

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  • Ô Solitude !

    | Langues oubliées | 25 janvier 2013

    Solitude,
    Solitude, mère de l’écoute et de l’éveil.
    Solitude, tu ne fais pas avancer le schmiliblick.
    Solitude, tu n’arrives à rien qu’à toi-même.
    Je me souviens du temps où tu me terrifias. Ou c’était l’égarement absolu, le déchirement dans ton appréhension. Je me souviens de la peur, de l’angoisse extrême, de cette douleur essentielle qui me broyait, et qui m’a souvente fois mené à.
    Je me souviens du temps où tu me privais de sommeil, me plongeait dans de longues nuits d’insomnie et d’anxiété (...)

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  • Procrastination

    | G. | 25 janvier 2013

    Bref, tu n’as que trop tardé. Et, quoi qu’il sorte, que ça sorte, que ça s’éloigne, se mue, se retravaille, se façonne, se ponce, se lime. Dans le détail. Il faut du gros œuvre, une matière, argile un peu trop sèche et âpre sous les doigts, tu n’y pourras rien. Il faudra bien que ça sorte après tout.
    Tu as peur de l’étron, je le vois, je le sent, du vomi, de la logorrhée. Mais ne vaut-il pas mieux ça que ce blanc ? Ce faux-semblant ?
    Tu le sais, toi, tu le sais que tu procrastines, que tu ne veux rien.
    Et (...)

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  • Vus (croisés en venant du métro)

    | Langues oubliées | 25 septembre 2012

    Une quatre-aile, un minibus de touristes, un taxi qui s’arrête tout enwarningué, quelques smarts perdues dans la grande ville, un mec qui s’la joue, une enseigne box à vendre à louer, un couple grisonnant et bas sur pattes, une rue vide mais point silencieuse (on entend la circulation qui passe à un bout, et quelques éclats de voix à l’autre bout), et l’autre qui me presse.
    Un futur Ehpad (il en faut, au moins autant que des écoles), un hôtel 4 étoiles (il en faut, moins que des écoles), un club (...)

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  • (...)

    | Langues oubliées | 10 août 2012

    (…)
    Tu vois, c’est comme quand tu sors de l’avion. Comme au moment où tu quittes ton siège après un long voyage en avion. Tu ne sens plus beaucoup tes jambes, elles sont ankylosées, et puis tu as des fourmis dans les pieds — ça picote, ce n’est pas très agréable, mais ce n’est pas vraiment désagréable non plus. Puis, tu te lèves et tu découvres avec une pointe de surprise — une pointe de surprise que tu dissimules aussitôt — que tes jambes peuvent de porter, que, un pied devant l’autre, tu peux marcher. À (...)

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  • Relire un texte ancien

    | Musique(s) | 25 mai 2012

    Ah !... relire un texte ancien, voilà un exercice qui peut nous réserver de belles surprises, et d’intenses plaisirs, tout autosatisfaction mise à part.
    Ainsi de ces quelques phrases piochées dans un papier écrit il y a quatre ans pour un grand mensuel musical (je ne citerai pas l’œuvre dont il s’agit, c’est bien plus drôle comme ça).
    « La partition est — hélas ! trois fois hélas ! — loin d’être à la hauteur et frappe par son inébranlable passéisme et ses constants recours aux effets faciles et éloquents. (...)

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Dernier ajout : 30 août. | SPIP

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