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12 octobre 2007

26 août 2008

Écrire deux à trois pages par jours. Défi ? Discipline ? Ou posture ? La question de l’intérêt de ce qu’on écrit importe peu. C’est le tout qui importe, la somme. Le travail d’écriture, peut-être, et encore, rien n’est moins sûr. De toutes façons, il faut que je m’y mettes, tout le monde s’impatiente, moi compris. Ma vie depuis trois années (et oui !) n’est que procrastination. Il faudrait pouvoir tourner ces trois ans d’oisiveté active en quelque chose de productif.
Trois ans ? et tous ces textes, et le journal ? Comment t’appelles ça ? Un échec ? Un essai inabouti ? Un fardeau ? Une thérapie (presque réussie celle-là) ? Un jeu ? Un labeur extrême ? Un peu de tout ça.

Et pourtant, pendant ce temps-là, je suis dans mon bar et sans volonté pour T.A.B.P.

À moins de trouver un angle d’approche, le projet s’épuise vite. Intégrer un brin de fiction, sous forme d’extrapolations et de suppositions, ainsi les tableaux raviveraient-ils le verbe en l’occurrence.

Comme cette jeune fille en face de moi, qui rit de prétendre utiliser sa poitrine pour attirer l’attention du serveur. Une plaisanterie légère, in the spur of the moment, but… J’aimerais moins d’apprêt, moins de sophistication dans ma vie et autour de moi.

Un certain type de parisienne est en ce sens le plus désirable de tous. Celle qui pourrait être bobo, en a le potentiel et pourrait, en s’appliquant, entrer dans le moule, mais n’en fait qu’à sa tête dans le quotidien. Sensualité des formes et du port, simplicité recherchée de la mise, naturel du sourire et du visage, promptitude à l’agacement, au rire et à l’enthousiasme, même s’il reste mesuré. Les yeux pétillants, une certaine douceur lumineuse qui se dégage du caractère, de certaines inflexions de voix. Possibilité de parler futile (mais un futile conscient de sa futilité), de dire des bêtises carabistouilles, de discours plus recherchés, qui montrent une aisance avec le maniement des idées. Curiosité authentique, finesse critique (de temps en temps, quand elle ne se laisse pas convaincre par une supposée autorité ou un diktat populaire), complaisance à certains mauvais penchants si charmants qu’on pourrait presque croire qu’ils ne portent pas à conséquence. Ne pas avoir peut de dire « Ça m’emmerde », mais pas trop souvent quand même, savoir faire l’effort quand le jeu semble en valoir la chandelle, quitte à s’égarer par moments. Savoir ce qu’on veut, dans le détail comme le reste, tour en restant souple. Petites maniaqueries, plus ou moins nombreuses, que l’on finit par aimer tendrement autant que les sourires et les caresses. Savoir s’habiller quand l’envie lui en prend, être coquine, vouloir dominer et être dominée, savoir jouer avec l’autre, avec les autres, avec malice (dans tous les sens du terme, peut-être). Sous cette lumineuse enveloppe, des convictions, des idéaux, des passions, même folles et irrationnelles, des contradictions et des inconséquences.

Le bonheur quoi !

Qu’est-ce qu’elle peut être chiante ! (sans rien dire de moi !)

Et comme on est bien avec elle !



Dernier ajout : 23 novembre. | SPIP

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