Faut bien se faire une raison. D’habitude, après une rupture, on se partage les amis. Nous, même si ce n’était ni une relation ni une rupture, on se partage les lieux. Et, sans le consulter, je lui laisse le bar.
J’y vais si rarement ces derniers temps, ce n’est pas une grande perte, anyway.
Seulement je suis vexée. Vexée de ce rien, de ce vide. Je m’en étonne et je m’étonne de m’en étonner. Étonnée de tenir tant à cette chimère d’une nuit. Étonnée de cet attachement sans rime.
Bref, (…)
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1er avril 2008
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« Se perdre »
25 mars 2009, par Jérémie Szpirglas« Se perdre » n’a pas pour moi une signification géographique — je me perds rarement, même dans une ville inconnue, ou bien si brièvement que ça ne compte pas — certes, j’en ai parfois peur, mais cette peur maintient éveillé cet instinct d’orientation, qui est bien plus qu’un simple sens.
« Se perdre » a parfois pour moi une signification affective, ou plutôt psychologique — mais c’est non seulement rare, voire exceptionnel, mais surtout très mauvais signe — et, de toutes façons, même si (…) -
Ligne 6
18 mars 2009, par Jérémie SzpirglasVotre vie à vous c’est la liberté non ?
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Je me sens tout con. Je ne sais quoi répondre.
Finalement, je lui dis, en économisant mon souffle : ça dépend ce qu’on appelle liberté.
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Encore un grand blanc — défilent des dizaines de citations. Aucune ne convient. Aucun philosophe n’a écrit quoi que ce soit que je pourrais lui répondre — alors que j’ai de (…) -
III
15 mars 2009, par Jérémie SzpirglasPour les autres ébauches du projet, voir là, là, là, là, là et là encore. Pour une petite explication de ce que je voudrais en faire : ici...
Ce n’était pas une promenade, ça l’est devenu.
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Et puis c’est le début du printemps, le vert et les valses s’annoncent dans l’air parfumé de fraicheur.
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28 février 2008 — 23 h 50
14 mars 2009, par Jérémie SzpirglasFinissons-en.
Il est là à nouveau. Ça fait un petit moment que je ne suis pas venue. Par peur sans doute. Par frustration aussi. Et puis ma vie m’a tenue éloignée quelques mois de ce bar — vous savez ce que c’est, de longues vacances, un nouvel homme, un couple chaotique et puis ça finit dans un drame mi-figue mi-raisin et avec tout ça, plus beaucoup de temps pour moi — je vieillis aussi, je me demande si j’ai toujours l’âge d’aller dans ces lieux bruyants, où les filles sont de plus en (…) -
29 février 2008 — petit matin
5 mars 2009, par Jérémie SzpirglasComment me suis-je retrouvé dans ce lit ? Grand blanc sur la soirée d’hier. Aucune idée de ce qui a pu se passer. Ce que je sais, c’est que ce matin, très tôt, j’ai été réveillé de la plus agréable manière. J’ai même pensé un instant être en train de faire l’un de ces rêves érotiques matutinaux dont je suis coutumier. Un plaisir diffus m’envahissait, s’intensifiait, se précisait. C’était une bouche sur mon corps, sur ma poitrine, une bouche bientôt sur mon sexe tendu, une bouche qui allait (…)
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3 mars 2007
28 février 2009, par Jérémie SzpirglasArrive chaque jour en milieu d’après midi. Entre 15 h 30 et 16 h 30. Petit, sec, un peu fripé, gros visage derrière de plus grosses lunettes. Commande un demi. Pose sa main droite sur la table, redresse la tête. Allume un cigare très fin qui fume déjà quand son verre arrive. Porte autour du cou, en bandoulière, un petit Leica qui garde ce cachet discret des beaux appareils des années 70-80. Regarde devant lui — il pourrait très bien avoir l’esprit vide, tout à fait, vide — ballet serein de (…)
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Sans-Titre XV
23 février 2009, par Jérémie Szpirglasmétro luisant dispute le drame s’ouvre la tragédie est grecque les larmes sont de sortie odeurs nauséabondes
Elle vient de découvrir que son petit ami a dragué sa soeur — et, qui sait, peut-être pire.
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À quand un permis de diriger ?
16 février 2009, par Jérémie SzpirglasC’est au sortir d’un énième concert très attendu (un programme séduisant, un soliste brillant, un orchestre qui nous avait déjà enchanté par le passé) et gâché par un chef incapable que je n’ai pu contenir une légitime colère contre tous ces gens qui pensent qu’il suffit d’un queue de pie et d’une baguette — qu’on tient comme un manche — pour devenir chef d’orchestre.
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Inachevé.net