Il est là sans être là, il est mort mais continue d’agir, inscrit dans notre conscience collective, et plus encore dans la conscience de ses proches.
Bah voilà un sujet, certes annexe, et pas tout à fait au cœur du problème, au cœur de Gainsbourg, mais que fait le conjoint qui survit à un personnage de cette envergure ? Passé le choc de la mort, passé le deuil — peut-on d’ailleurs vraiment faire ce deuil de la même manière que les autres le font ? non, sans doute —, après 10, après 20 ou (…)
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Carnet(s) III
5 décembre 2008, par Jérémie Szpirglas -
Carnet(s) II
4 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasDans quoi me suis-je embarqué ? C’est à la fois génial, excitant au plus haut point, et je me sens complètement noyé par tant de choses, tant d’informations, tant d’histoires. Par le mythe.
Le Mythe.
Le Mythe Gainsbourg. (Mythe, quel mot !)
En lambeaux autour de l’absence.
Ou du vide.
(Ce qu’en disait S.) : la tentation de projection, la projection inconsciente presque systématique que chacun fait sur lui s’approche finalement de cette notion de mythe.
Mythe. Le Mythe Gainsbourg. (…) -
Et si
3 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasPlus d’œufs, plus de prudence ou de petits pas. On se jetait à présent dans une nouvelle relation comme vierges de tout passé, défaits du poids des déceptions et malheurs des expériences précédentes. Remplis d’espoirs, sans arrière-pensée — tout simplement parce qu’il n’y en avait pas. Etions-nous plus sensibles ? Plus passionnés ? Ou moins, justement. Ou était-ce seulement de surface, le masque qu’on met, pour essayer d’avancer, et se cacher à soi-même l’évidente tragédie du monde ?
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Carnet(s) I
2 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasPour explication, voir là.
Sans prétendre à la justesse psychologique extrême ou prétendre que les quelques moments que j’ai passé avec eux ont une quelconque signification réelle (ils se sont certainement forgés depuis un masque de circonstance pour ces occasions-là, mais ce masque même pique ma curiosité, comment s’est-il fait, quelles décisions conscientes ont-elles été prises, qu’a-t-on refoulé, quels mécanismes inconscients se sont mis en branle, dès les premiers moments de calme (…) -
Fiction G. — Intro
2 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasDurant ces neuf derniers mois (déjà !), j’ai travaillé sur Gainsbourg (si vous voulez lire l’article que j’en ai tiré, comme une ébauche d’une plus vaste recherche, demandez-le moi). Au début, c’était un travail pour lequel je me suis porté volontaire, un peu rapidement peut-être, mais il fallait que j’impose ma voix dans cette réunion. Ma proposition a été acceptée et le sujet m’a ensuite accompagné — hanté — sans que j’y travaille réellement pendant quelques mois. C’est un processus normal (…)
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Sans-Titre I
17 novembre 2008, par Jérémie SzpirglasPour les épisodes précédents, aller voir là.
Arrivé à sa station, Romain se lève tout penaud, effleure une dernière fois le divin genou, for old times’ sake, et de s’extirper de la foule pour descendre, manque de tomber plusieurs fois. Il est temps de prendre les choses en main ! De mettre les cravates au placard, définitivement — c’est quand même ridicule, une cravate, vous ne trouvez pas ? — et de trouver autre chose. Et,non, pas des jeans slims !
Je devrais peut-être lancer ma propre (…) -
NE PLUS PARLER — MORT DU LANGAGE
17 novembre 2008, par Jérémie SzpirglasRevenir à la mort de la langue. Exprimer l’inexprimable. Tourner autour du pot, constamment.
Ecrire, ce serait tourner autour du pot ? Egratigner la peau (la surface) pour distinguer dans le noir la forme d’un objet inconnu.
Le langage. Faut poursuivre, se forcer même. -
Quotidien
17 novembre 2008, par Jérémie SzpirglasJ’ai peut-être tort. Le quotidien des gens m’intéresse peu (dans l’écriture, naturellement). Les observer dans leur apparence première, celle qui m’est immédiatement accessible par la vue, dans l’instantané, voilà ce qui m’intéresse dans leur quotidien. Ce qu’ils peuvent dire, se raconter, ce qui se passe dans leurs pauvres vies — ça, ça m’est totalement indifférent. L’instantané, opposé au court terme, aux pauvres anecdotes de vies.
Comment dramatiser chaque instant. Comment faire de (…) -
Série d’esquisses — Esquisses IV, V et VI
23 octobre 2008, par Jérémie SzpirglasEsquisse IV
Vérité inexistence — on n’a rien à dire. Vanité, inutilité constitutive.
Alors on s’accroche aux objets, aux fantômes, à un mysticisme vacillant quelconque et détourné.
On s’accroche, on s’abime. On se jette. Esquisse V
Profession de foi — expression qui m’a toujours étonné.
Que ne puis-je écrire simplement, bêtement, drôlement, tout ce qui me passe par la tête.
Aussitôt cette retenue, cette inhibition, qui me pousse au snobisme lexical, aux ambitions syntaxiques et (…) -
En lisant
20 octobre 2008, par Jérémie SzpirglasDes mots que je lis trop souvent en ce moment et qui m’insupportent, tant ils témoignent du snobisme de pensée d’une littérature qui, parfois bloquée, se réfugie dans la posture (ceci n’est nullement une critique de cette littérature, seulement une déploration d’un de ses principaux travers à mon sens), un vocabulaire qui finalement ne veut rien dire, passe-partout, matraque à défaut, peut-être simplement involontaire, peut-être pour attirer une attention qu’on a peur de voir vaciller car on (…)
Inachevé.net