Il fait gris et c’est bien dommage. Il devrait faire soit très beau, avec un soleil jaune surbrillant déjà, surchauffant déjà, surplombant déjà (tiens...), soit pluvieux triste, sombre menaçant. Mais non, rien de tout ça, c’est encore la grisaille.
À l’observer ainsi quotidiennement, on comprend chaque jour mieux que la veille l’expression "grisaille parisienne". C’est si juste. La monotonie suggérée par ces deux mots est pourtant trompeuse : la grisaille parisienne est si diverse. Ce (…)
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Articles les plus récents
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Paris — lundi 16 juin — 7 h 52
16 juin 2008, par Jérémie Szpirglas -
Paris — vendredi 13 juin — fin de matinée
13 juin 2008, par Jérémie SzpirglasÉté inconstant — tiédeur sans nom — grisaille parisienne.
En fait non, la grisaille n’est pas parisienne, elle est variée, rythmée, pleine de contrastes et de lumières. La grisaille est haute et sur ce fond blanc éblouissant se détachent les taches sombres, grasses des cumulus qui voudraient se donner un air de plus qu’ils ne sont. Bien discret, attendant son heure, le bleu lointain ne fait aucun effort.
C’est toujours la même chose, c’est toujours les mêmes qui font les efforts ! Ça (…) -
Sans-Titre VIII
12 juin 2008, par Jérémie SzpirglasAlors, où en suis-je, au jour d’aujourd’hui ? (Quelle expression stupide, une expression de snob qui veut montrer qu’il peut jouer avec un certain registre de langue. Faut pas, très mauvaise idée. Faut pas jouer avec un certain registre, ou alors ça devient du mauvais pastiche, ou un texte de rapport d’entreprise. Faut savoir jouer avec tous, ou avec aucun, les incorporer les uns aux autres, qu’ils montrent où leurs métissages ou plutôt où leurs éclats isolés, catalyseurs, l’indiscernable (…)
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Sans-Titre VII
12 juin 2008, par Jérémie SzpirglasLa première fois que je l’ai rencontrée, j’y suis allé sans arrière-pensée. Tout dans mon discours, mon ton et ma posture, indiquait le mode de la séduction ouverte, sans ambages ni embarras. Ce n’est que très tard dans la soirée, je crois, que j’ai découvert qu’elle était mariée (« Mariée ! Deux enfants ! ») avec l’une des stars de la soirée.
Très jolie femme, intelligente, ouverte, à la fois posée et avec quelque chose de pétillant au fond des yeux. Soit dit en passant, elle et son mari (…) -
Sans-Titre VI
10 juin 2008, par Jérémie SzpirglasSe retrouver.
Trouver où l’on est bien.
Trouver où l’on est où l’on veut être.
Coïncidence de tout ça (c’est nul, mais c’est comme ça).
Mine de rien — profiter. Coiffure — identique. Identicité. Bague — yeux plissés, intéressés ou poseurs, qu’en sait-on.
Lunettes sur le front, cure dent entre les dents, petits tics bizarre autour des lèvres. -
Sans-Titre V
10 juin 2008, par Jérémie SzpirglasEnvie de lui piquer son élastique.
Non, ce n’est pas une petite madeleine. Pas la mienne en tous cas. Mais qui n’a jamais joué à ça dans la cour de récréation ? Quel petit garçon, du moins…
Tirer sur l’élastique, la queue de cheval douce et épaisse qui glisse entre les doigts et ce petit bout de rien au fond de la main, promesse. Et c’est parti. On court. Pas trop vite, par embardées, faut attendre que la petite fille (jolie) réagisse, poursuive à grands cris, frôle même avec un sourire, (…) -
Paris — mardi 10 juin — vers 1 h du matin
10 juin 2008, par Jérémie SzpirglasC’est la nuit qui suit une chaude et longue journée : la chaleur est présente encore. Dans les restes effilochés de cette brise thermique qui sèchent une dernière fois les peaux luisantes de sueur sans les laver, dans cette sensation de présence lourde et terrestre à chaque pas, dans les épaules qui tombent, dans l’épaisseur de l’air qu’on inspire.
C’est cette chaleur à la fois moite et sèche.
C’est cette odeur enfantine et fabuleuse, de la terre sèche qu’on arrose la nuit tombée. L’air (…) -
Sans-Titre IV
9 juin 2008, par Jérémie SzpirglasWhat is it that made 2007 such a great year and 2008 such a bad one ?
More and more, happiness fades away.
I have to get rid of this notebook too. It’s clearly bad luck or, at best, it doesn’t bring good things as a Moleskine would.
Nobody believes in such a notebook. Nobody. It’s no use : how could I believe in it myself ?
La gorge brûle, l’oreille gauche lancine de temps à autre, le reste n’est pas super dans ses baskets, c’est le moins qu’on puisse dire.
Travailler, dormir, (…) -
Sans-Titre II
9 juin 2008, par Jérémie SzpirglasHumeur morose. Massacrante. Self esteem at zéro. Pas possible de continuer Sans-Titre I. Commence un Sans-Titre II ? Quelque chose de bien sombre, de suicidaire, ou plutôt de « même pas le courage de se suicider : what’s the point ? »
Même pas la peine. Alors allons-y pour un Sans-Titre II.
Qu’est-ce que je suis venu chercher ici ? Au début, je me justifiais auprès de mes amis en disant que j’avais besoin de changement, changement d’environnement, d’air, de visage, de milieu, de langue, (…) -
Paris — lundi 9 juin — café
9 juin 2008, par Jérémie SzpirglasIl fait beau, chaud (voire même une promesse de très chaud). Ciel nébuleux : peu de bleu, ou un bleu extrêmement dilué, sale. Pas un souffle sur mon sixième.
Les fenêtres devraient être grande ouvertes. Mais non. Marteau piqueur. On n’y peut rien, c’est constant et inégal à la fois, ça s’annonce aussi fatiguant que la chaleur.
Inachevé.net