Dur de faire plante verte quand on est musicien. Petit concert de deux guitaristes chanteurs au Zoo. Leurs propres chansons sont d’une indigence étonnante. En reprenant quelques titres, ils attirent quelques voix (en période d’élection, ce vocabulaire me paraît très adapté).
Le Zoo est très rempli pour un jeudi soir. Personne n’écoute, pourtant, à quelques exceptions près, quelques groupes venus là sans savoir, et dont les conversations sont décousues et tuées par ce semblant d’animation (…)
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Articles les plus récents
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Jeudi 26 avril 2007 — 22 h 45
31 mai 2008, par Jérémie Szpirglas -
22 avril 2007
31 mai 2008, par Jérémie SzpirglasAvec du soleil dans les ruelles, des celsius sur les avenues et des mini-jupes aux terrasses des cafés. Cet après-midi dominical a un fort avant-goût estival et toute la population du bar s’est ramassée sur les deux rangées de table sur la rue. L’auvent est à moitié élevé, laissant le chaud soleil inonder les bras et les jambes nues, venant justifier les paires de lunettes hors de prix que l’on montre, sans souci pour ses yeux. Tenues décontractées ou semi-décontractées — on n’oublie rien de (…)
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14 avril 2007
31 mai 2008, par Jérémie SzpirglasCependant, en relisant certaines notes pour T.A.B.P., je trouve ces quelques textes assez passionnant, drôle même, souvent savoureux. Cet excellent exercice devient un excellent projet, certes nombriliste et surtout stylistique et technique, mais on pourrait imaginer un mode narratif plongé dans cet univers noctambule (et, occasionnellement, diurne). Et cela n’empêche pas, de temps en temps, de tricher, de choisir un autre bar, exceptionnellement et, peut-être, les hypothétiques futurs (…)
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27 mars 2007
31 mai 2008, par Jérémie SzpirglasAprès une longue absence-maladie, je retrouve l’endroit en apparence inchangé. Je me suis assis au fond, tranquille, place d’hiver dans ce printemps chaotique (doux, voire chaud aujourd’hui).
Une chose a changé néanmoins : un serveur est là que je ne connais pas. Pas de tête connue. Pas grand chose d’intéressant parmi la gent féminine. Sauf peut-être (Ma cousine, Berthe, elle s’est faite faire, une indéfrisable, elle est admirable, on en…) cette brune à la poitrine opulente, au visage (…) -
Paris — 31 mai 2008 — avec le café
31 mai 2008, par Jérémie SzpirglasGrisailles printanières. Moroses et tièdes.
Si ce n’était si éblouissant, j’aimerais décrire ces nuances du gris qui rythment le ciel, ces tâches à la fois informes et nettes de contrastes apparemment statiques. -
Paris — 31 mai 2008 — petit matin
31 mai 2008, par Jérémie SzpirglasMessiaen serait content. Il y a ce matin quelqu’un pour écouter le concert ornithologique matutinal. Certes, je ne relève rien, mais je suis là pour l’apprécier, cette délicate polyphonie de quelques rares chants, assourdis par les véhicules plus nombreux qui clôturent cette folle nuit.
Le ciel bleuit, découvrant ses minuscules pores blanches qui le parsèment, l’air est frais, on frissonne, on veut dormir, on va dormir. -
13 février 2007
30 mai 2008, par Jérémie SzpirglasTrying to be mean. Try it for tonight, see how it fits. Seems to me that, even so, it’s not going to make any difference.
Mardi 13 février, en fait, il est minuit passé, nous somme donc le 14 février. Ce qui, vu la date, n’est pas un mince détail. Y a-t-il ce soir ici des gens qui se cherchent quelqu’un mue par la seule répugnance de n’être pas seul la soirée prochaine ? Sans doute.
Il y a des couples bizarrement assortis.
Quelques tables se sont vidées dans les cinq dernières minutes (…) -
Paris — 30 mai 2008 — fin de matinée
30 mai 2008, par Jérémie SzpirglasSouvent Printemps Varie.
C’est une belle journée, chaleur diffuse, ciel diffus, lumière diffuse. C’est doux, mais ce n’est pas pour autant une journée qu’on aime. -
Paris — Nuit du 29 au 30 mai 2008
30 mai 2008, par Jérémie SzpirglasLa nuit est presque la même qu’hier : le même calme, les mêmes sons. Il y a peut-être un petit fond d’humidité en plus, et, paradoxalement, un ciel plus pur, un air plus léger.
Mais, à la différence d’hier, les parisiens se sont aperçus de la douceur de la nuit et sont sortis en masse. Je ne compte pas les couples que j’ai croisés se bécotant sur les bancs publics (que je regarde, comme de bien entendu, d’un regard oblique, je ne suis pas mieux que tous les autres passants, que (…) -
9 février 2007 ?
29 mai 2008, par Jérémie SzpirglasMais qu’est-ce que je suis en train de faire de ma vie ? Sous le fallacieux prétexte de mener à bien mon projet, je m’enfonce dans ce monde des bars, je deviens accroc à cette ambiance, à cette ronde de visages assombris par les lumières tamisées, à ces chassés-croisés de regards qui ne mènent à rien malgré tous les espoirs qu’ils peuvent susciter, ce grouillement, ce fourmillement, ce brouhaha constant, extrême, alcoolisé.
Je m’enferme dans l’addiction, une addiction qui n’est pas celle (…)
Inachevé.net