Cet endroit pue atrocement aujourd’hui ; enfin, atrocement. C’est une odeur douceâtre, entêtante, désagréable. Ni sucrée, ni acide, juste un petit air de pourri pas trop avancé.
C’est systématique, aujourd’hui : cette portion de chair (qui a la forme d’une bouche élargie d’un sourire idiot) entre le pantalon et le chemisier ou le T-shirt des jeunes filles. Dès qu’elle s’asseyent, on ne peut que regarder. Mon œil est attiré sans échappatoire.
Par contre, je suis de plus en plus remonté (…)
Site de création littéraire plus ou moins expérimentale
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12 mai 2007
3 juin 2008, par Jérémie Szpirglas -
11 mai 2007
3 juin 2008, par Jérémie SzpirglasLe Zoo. Installé au comptoir, j’écoute sans vraie discrétion la conversation de deux filles (une blonde éplorée, et une brune au gilet rouge, qui me tourne le dos). Elles parlent du mec de la blonde qui lui fait des misères (la pauvre), et qui serait donc un connard. Il y a une sombre histoire de week-end avec de l’argent à sa mère à lui. Je ne comprends pas encore tout. Elle a manifestement des problèmes de communication. Des problèmes d’argent également. Mais je n’arrive pas à savoir si (…)
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Paris — 3 juin 2008 — avec le café
3 juin 2008, par Jérémie SzpirglasDepuis peu le temps grisaille le matin pèse l’air stagne le plafond bas
Bientôt l’air frais la pluie les cils -
Paris — Nuit du 2 au 3 juin 2008
3 juin 2008, par Jérémie SzpirglasQuelle belle brise !
Quelle belle brise venue du Sud-Ouest.
Ni trop douce, ni trop fraîche, elle balaie les rues jamais droites de Paris, pose sa main sans amitié ni animosité sur les visages qui rosissent.
On la sent sur les deux oreilles sans entendre son murmure.
On pourrait presque l’oublier si elle n’était si confortable. Si elle ne faisait dire aux filles : "Ouh, fait froid", pour aussitôt refuser la veste que virilement on leur propose. Tant pis pour elle, elles ne savent pas (…) -
Paris — 2 juin 2008 — avec le café
2 juin 2008, par Jérémie SzpirglasCe n’est pas une belle journée qui s’annonce. C’est une journée grise et lente, paresseuse et sans éclat.
Blanc laiteux gris endormi tiédeur tiède ennui plein morose laine chaud -
Paris — Nuit du 1er au 2 juin 2008
2 juin 2008, par Jérémie SzpirglasC’est une magie toute différente ce soir. Moins charnelle. Mais, ce qu’elle perd en érotisme, elle le gagne en légèreté pétillante, en sourires malicieux, en échanges de répliques spirituelles et bien placées, bref, en charme.
Bien sûr, le ciel fait peu de cas de ce genre de détails et, imperturbable, met sur le tapis une petite vaguelette de cirrus aux cheveux fins et courts sur un fond encore bien lumineux pour l’heure avancée.
C’est une nuit de dimanche calme, qui clôt un de ces (…) -
Paris — 1er juin 2008 — avec le café
1er juin 2008, par Jérémie SzpirglasC’est l’une de ces matinées printanières qui promettent promenades et jeux d’eau. Le léger voile nuageux, vaporeux et vierge, rend la lumière plus blanche et plus éblouissante encore.
Il ne fait pas si chaud, mais justement. Le soleil brûle sans qu’on s’en aperçoive vraiment. L’été n’est pas loin, mais il paraîtrait que la pluie non plus. -
Paris — Nuit du 31 mai au 1er juin 2008
1er juin 2008, par Jérémie SzpirglasMoiteur excitante, sensualité essentielle, sueurs et odeurs se mêlent à l’humidité tiède. Cette nuit est propice aux ébats sans fin, sans cesse recommencés, ces ébats où jamais jouissance n’étanche la soif.
Le cou est un refuge, le ventre un mystère, les cheveux une source abondante, les doigts insatiables fouillent la nuit et le ciel qu’on oublie. Qu’importe la nuit quand il en est ainsi ? Qu’importe la brise délicate qui se glisse dans l’entrouverture de la fenêtre et caresse les peaux (…) -
3 mai 2007 — 23 h 40
31 mai 2008, par Jérémie SzpirglasLe Zoo. Je suis installé au bar. Un type sur la banquette dessine (lui) sur son moleskine. Un groupe de « Jeunes pour Ségo » débat véhémentement juste à côté de moi. Les filles sont mignonnes (et clairement lesbiennes et l’une avec l’autre). Le dessinateur (« je vous emmerde ») a un air prononcé de Sarkozyste.
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2 mai 2007
31 mai 2008, par Jérémie Szpirglas« Faut pas faire des grimaces comme ça ! » Elle est entrée il y a quelques minutes et s’est installée sur la banquette en face, à deux ou trois mètres de distance. « Tu fais la moue, t’es adorable quand tu fais la moue. » Funny face, elle s’ennuie, regarde autour d’elle, joue avec ses ongles. « Tu m’as vu rire, tu te détournes et évites mon regard, tes yeux glissent doucement, rapidement. » Quand elle boit, elle amène sa bouche en baissant la tête, rentrée dans les épaules, vers la paille (…)
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