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Dernier ajout : 1er mai 2020.

"Tentative d’assèchement d’un bar parisien"

Ça porte bien son nom, non ?

Vive Perec... dont la "Tentative d’épuisement d’un lieu parisien" m’a inspiré cet exercice approximatif et empirique.

Pour une plus ample description de l’exercice, voir le texte intitulé "Ouverture".


| Un texte au hasard |

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  • 15 novembre 2007 — 23 h 55

    2 septembre 2008

    Jeune fille légèrement vêtue à ma gauche. Toute de fraîcheur, elle s’essaie avec un certain succès à la sensualité.
    Version alternative et plus élaborée du triangle (amoureux) sus-décrit.
    Ils sont déjà ensemble. Toutes les conditions initiales déjà décrites sont réunies. Et les regards ont commencé dès mon installation à la table voisine. Elle évite de l’embrasser, fuit ses lèvres, baisse les yeux, gênée, quand il essaie ou après qu’il a réussi qu’elle a cédé. Elle se sent coupable et ne (...)

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  • 14 octobre 2007 — 1 h 15

    26 août 2008

    Se sentir unique, dans la masse, perdu, seul. Extérieur. Unspecial & unexploited. Rien qui sorte du lot. Nothing standing out. Non spécificité de l’être. Non reconnaissance. Un parmi d’autres ou autre tout simplement. Tout ça n’a que peu d’intérêt, mais pourquoi pas ?
    Constat : dans les situations « adolescentes », le sur-moi est encore présent et bien présent. Replongé dans une situation particulière, traumatique ou non (dans le cas qui nous occupe, très légèrement traumatique lorsque (...)

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  • 12 octobre 2007

    26 août 2008

    Écrire deux à trois pages par jours. Défi ? Discipline ? Ou posture ? La question de l’intérêt de ce qu’on écrit importe peu. C’est le tout qui importe, la somme. Le travail d’écriture, peut-être, et encore, rien n’est moins sûr. De toutes façons, il faut que je m’y mettes, tout le monde s’impatiente, moi compris. Ma vie depuis trois années (et oui !) n’est que procrastination. Il faudrait pouvoir tourner ces trois ans d’oisiveté active en quelque chose de productif. Trois ans ? et tous ces (...)

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  • 5 octobre 2007 — 1 h 02

    24 juillet 2008

    L’élégance comme problème. L’élégance du port, du vêtement, de l’esprit. Est-ce que ça peut se rapporter à l’âme, l’élégance ? Ce n’est pas que ce soit superficiel, mais c’est presque gratuit (attention, c’est dur, mais c’est gratuit quand même).
    Savoir décrire une atmosphère sans s’étaler, sans user de vagues métaphores. Deux ruches ne se ressemblent que de loin. On ne peut user de termes qui s’appliqueraient à deux situations différentes, à deux bars différents, à deux moments espacés (...)

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  • Un soir de septembre 2007

    14 septembre 2008

    Épuisement du lieu

    Quand l’exercice perd de plus en plus de son sel...
    Les deux filles à côté parlent d’un café appelé "Rut" ! Et d’une soirée frénétique fameuse : elles doivent plus s’amuser à s’en rappeler, en parler entre elles qu’elle n’ont du le faire sur le moment.
    « C’était bien cette année-là ! » « Carlos était déchaîné. » « Il est toujours déchaîné ! » Pas mal du tout comme rythme de conversation. Absolument inintéressant, mais pas mal du tout. Elles sont légères et pas très drôles, font (...)

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  • 25 septembre 2007 — 16 h

    17 septembre 2008

    Une chanteuse au travail (dans sa tête)

    Réécrire.
    Je ne suis pas assis à côté d’elle. Elle de l’autre côté de la pièce, dos au miroir, la lumière de ce qu’il nous reste d’été lui fait des yeux brillants, d’un vert sombre. Elle a une partition ouverte devant elle — je l’ai aperçue brièvement en entrant dans le bar, deux lignes de chant avec parole en italien je crois, deux lignes de piano —, elle ne penche que la tête, se concentre sur sa respiration, ses épaules immobiles, ses lèvres articulant chaque syllabe en frémissant (...)

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  • 25 août 2007 — 1 h 10

    24 juillet 2008

    Une petite infidélité ne fait pas de mal. Surtout quand il s’agit de bars et que celui-ci n’est qu’à 15 mètres de l’habituel. L’endroit est plus clair, sans doute plus franchouillard (les banquettes, la carte, la livrée de serveurs), beaucoup moins peuplé à cette heure-ci un vendredi. Beaucoup moins bruyant donc. Je peux écouter de la musique (quatuors de Schulhoff — flashback, à Tours, grand parc en bord de Loire, écouter ce disque la tête sur ses genoux, elle, concentrée, en devient (...)

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