C’est la nuit qui suit une chaude et longue journée : la chaleur est présente encore. Dans les restes effilochés de cette brise thermique qui sèchent une dernière fois les peaux luisantes de sueur sans les laver, dans cette sensation de présence lourde et terrestre à chaque pas, dans les épaules qui tombent, dans l’épaisseur de l’air qu’on inspire.
C’est cette chaleur à la fois moite et sèche.
C’est cette odeur enfantine et fabuleuse, de la terre sèche qu’on arrose la nuit tombée. L’air (…)
Site de création littéraire plus ou moins expérimentale
Articles les plus récents
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Paris — mardi 10 juin — vers 1 h du matin
10 juin 2008, par Jérémie Szpirglas -
Sans-Titre IV
9 juin 2008, par Jérémie SzpirglasWhat is it that made 2007 such a great year and 2008 such a bad one ?
More and more, happiness fades away.
I have to get rid of this notebook too. It’s clearly bad luck or, at best, it doesn’t bring good things as a Moleskine would.
Nobody believes in such a notebook. Nobody. It’s no use : how could I believe in it myself ?
La gorge brûle, l’oreille gauche lancine de temps à autre, le reste n’est pas super dans ses baskets, c’est le moins qu’on puisse dire.
Travailler, dormir, (…) -
Sans-Titre II
9 juin 2008, par Jérémie SzpirglasHumeur morose. Massacrante. Self esteem at zéro. Pas possible de continuer Sans-Titre I. Commence un Sans-Titre II ? Quelque chose de bien sombre, de suicidaire, ou plutôt de « même pas le courage de se suicider : what’s the point ? »
Même pas la peine. Alors allons-y pour un Sans-Titre II.
Qu’est-ce que je suis venu chercher ici ? Au début, je me justifiais auprès de mes amis en disant que j’avais besoin de changement, changement d’environnement, d’air, de visage, de milieu, de langue, (…) -
Paris — lundi 9 juin — café
9 juin 2008, par Jérémie SzpirglasIl fait beau, chaud (voire même une promesse de très chaud). Ciel nébuleux : peu de bleu, ou un bleu extrêmement dilué, sale. Pas un souffle sur mon sixième.
Les fenêtres devraient être grande ouvertes. Mais non. Marteau piqueur. On n’y peut rien, c’est constant et inégal à la fois, ça s’annonce aussi fatiguant que la chaleur. -
Sur un Schubert de chambre
8 juin 2008, par Jérémie SzpirglasIls se contentent de ce qui marche. Ne cherchent pas au-delà de la facilité. C’est ce que je leur reproche. C’est ce que je reprocherais à beaucoup de gens. Se contenter des ficelles laissées le plus en évidence par Schubert, ne pas aller gratter, creuser au-delà de cette surface dont la répétition, les multiples charges de références, le statut de grand classique enfin, suffisent à combler d’aise l’auditoire.
La musique ne doit pas seulement plaire, elle doit bouleverser, dans le sens le (…) -
Paris — Nuit du 5 au 6 juin 2008
6 juin 2008, par Jérémie SzpirglasC’est une nuit de fin avril début mai.
Il fait frais (13-15°C), le vent souffle, il tombe une pluie fine sans méchanceté mais persistante.
Cela ne m’a pas empêché de faire une très belle promenade à vélo (Porte de Pantin->Chez moi) à un rythme des plus agréables.
C’est une nuit commune, mais il pétille dans l’air comme un air de valse. Une valse à mille temps, bien sûr, qui laisse seule aux amants 333 fois le temps de bâtir un... roman ! -
Paris — jeudi 5 juin 2008 — café
5 juin 2008, par Jérémie SzpirglasMétéo France nous dit :
Température 14°C.
Vent Nord, 10 Km/h.
Belles éclaircies.
J’observe un ciel excessivement nébuleux, presque gris par endroits, il est vrai avec une belle éclaircie juste au-dessus de ma tête. Le vent n’est pas perceptible, du moins pas avec cette précision là. La température est assez fraîche, surtout au sortir du lit.
Finalement, en matière de météo comme en beaucoup d’autres choses, tout est affaire de sensations, de différentiels, de subjectif. Que de fois (…) -
27 juin 2007 — 22 h 30
4 juin 2008, par Jérémie SzpirglasJe suis revenu ce soir pour boire un verre solitaire (mais entouré) après un très beau film qui m’a fait forte impression (Persépolis de Marjane Satrapi). Son absence me rappelle une fois encore que j’ignore tout d’elle, jusqu’à son prénom. Cette soirée est très animée et je suis pourtant toujours en attente.
Je ne m’ennuie pas, je m’amuse même beaucoup. Je ne sais pas pourquoi c’est venu — peut-être une scène du film où une iranienne de sa famille demande à notre héroïne « Tu as couché (…) -
26 juin 2007 — Minuit
4 juin 2008, par Jérémie SzpirglasTrouver un sujet de roman et une manière de l’aborder, qui soient aussi étrangers et lointains de moi que possible. Juste pour voir. Ce n’est pas facile et ce serait un exercice de style non seulement laborieux mais aussi assez convenu.
L’histoire d’une femme, la trentaine, célibataire, relativement clubbeuse, à la mode, peut-être bayrouiste ou sarkozyste (mais faut pas abuser). Un peu blonde, aussi, avec des fesses fabuleuses, sexy, qui aime les chiens. C’est un sujet qui ne pourrait (…) -
Paris — 4 juin 2008 — 1 heure du matin
4 juin 2008, par Jérémie SzpirglasPerdu.
De nouveau avril, juin timide ou juillet grondeur
Perdu peut-être, mais en Bretagne, ça c’est sûr : le crachin, ça trompe pas. Ça bruine, ça pénètre, ça humide de partout. Et comme c’est bon ! Sauf que bon, ça n’arrange rien. Mais depuis quand la pluie ou le beau temps arrangent-ils quoi que ce soit ?
Il faut que je me concentre, que je revienne aux bases de l’exercice, de la description météorologique, de la recherche de la langue qui me permet de dépecer le temps, de le (…)
Inachevé.net