C’est le genre de mec que je déteste : celui qui vous touche le bras constamment quand il vous parle, comme si ce qu’il disait ne suffisait pas à captiver votre attention. Autrement, il n’a pas une si mauvaise tête que ça, mais je n’aimerais pas être à la place de la jeune blonde qu’il a abordée et qui tente de se protéger comme elle peut de ses intrusions dans sa bulle. Jusqu’à ce que son amie, telle un prince sur son blanc et beau destrier, vienne les sauver des griffes de l’importun. (…)
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23 juin 2007 — 21 h 05
3 juin 2008, par Jérémie Szpirglas -
12 juin 2007 — 19 h 37
3 juin 2008, par Jérémie SzpirglasTout le monde a l’air de rentrer de vacances je reste blanc n’ai pas bronzé depuis bien quatre ans
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11 juin 2007 — Minuit et demie
3 juin 2008, par Jérémie Szpirglas« Ce que je recherche chez les gens, c’est qu’ils m’élèvent. »
Elle doit pas beaucoup rigoler, cette petite. Je sais pas quoi lui dire, elle a l’air trop triste. J’ignore si le petit type effacé en face d’elle lui tourne autour ou non, mais ça n’a pas l’air très gai non plus.
Moi, il faut qu’ils m’amusent, les gens. Si, en plus, ils m’élèvent, tant mieux. Et puis ça se fait naturellement, pas besoin de forcer, on s’en soucie peu.
Ces deux-là ont si peu de choses à se dire qu’ils (…) -
9 juin 2007 (en fait 10 juin 2007 — minuit et demie)
3 juin 2008, par Jérémie SzpirglasMes deux voisines sont d’une bourgeoisie moyenne nouveau riche typique. Vêtements, chaussures, préjugés ignobles et stupides, racisme latent, antisémitisme ouvert.
Mais ce ne sont pas elles qui attirent mon attention, malgré toutes ces évidentes qualités. C’est cette blonde, accoudée au bar. Ce samedi soir, le bar comble, elle se mêle et se perd à la foule des fêtards en passe d’être alcoolisés pour partir ensuite vers d’autres lieux de perdition. On la voir, mais elle ne se détache pas (…) -
12 mai 2007
3 juin 2008, par Jérémie SzpirglasCet endroit pue atrocement aujourd’hui ; enfin, atrocement. C’est une odeur douceâtre, entêtante, désagréable. Ni sucrée, ni acide, juste un petit air de pourri pas trop avancé.
C’est systématique, aujourd’hui : cette portion de chair (qui a la forme d’une bouche élargie d’un sourire idiot) entre le pantalon et le chemisier ou le T-shirt des jeunes filles. Dès qu’elle s’asseyent, on ne peut que regarder. Mon œil est attiré sans échappatoire.
Par contre, je suis de plus en plus remonté (…) -
11 mai 2007
3 juin 2008, par Jérémie SzpirglasLe Zoo. Installé au comptoir, j’écoute sans vraie discrétion la conversation de deux filles (une blonde éplorée, et une brune au gilet rouge, qui me tourne le dos). Elles parlent du mec de la blonde qui lui fait des misères (la pauvre), et qui serait donc un connard. Il y a une sombre histoire de week-end avec de l’argent à sa mère à lui. Je ne comprends pas encore tout. Elle a manifestement des problèmes de communication. Des problèmes d’argent également. Mais je n’arrive pas à savoir si (…)
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Paris — 3 juin 2008 — avec le café
3 juin 2008, par Jérémie SzpirglasDepuis peu le temps grisaille le matin pèse l’air stagne le plafond bas
Bientôt l’air frais la pluie les cils -
Paris — Nuit du 2 au 3 juin 2008
3 juin 2008, par Jérémie SzpirglasQuelle belle brise !
Quelle belle brise venue du Sud-Ouest.
Ni trop douce, ni trop fraîche, elle balaie les rues jamais droites de Paris, pose sa main sans amitié ni animosité sur les visages qui rosissent.
On la sent sur les deux oreilles sans entendre son murmure.
On pourrait presque l’oublier si elle n’était si confortable. Si elle ne faisait dire aux filles : "Ouh, fait froid", pour aussitôt refuser la veste que virilement on leur propose. Tant pis pour elle, elles ne savent pas (…) -
Paris — 2 juin 2008 — avec le café
2 juin 2008, par Jérémie SzpirglasCe n’est pas une belle journée qui s’annonce. C’est une journée grise et lente, paresseuse et sans éclat.
Blanc laiteux gris endormi tiédeur tiède ennui plein morose laine chaud -
Paris — Nuit du 1er au 2 juin 2008
2 juin 2008, par Jérémie SzpirglasC’est une magie toute différente ce soir. Moins charnelle. Mais, ce qu’elle perd en érotisme, elle le gagne en légèreté pétillante, en sourires malicieux, en échanges de répliques spirituelles et bien placées, bref, en charme.
Bien sûr, le ciel fait peu de cas de ce genre de détails et, imperturbable, met sur le tapis une petite vaguelette de cirrus aux cheveux fins et courts sur un fond encore bien lumineux pour l’heure avancée.
C’est une nuit de dimanche calme, qui clôt un de ces (…)
Inachevé.net