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T.A.B.P.

Dernier ajout : 1er mai 2020.

"Tentative d’assèchement d’un bar parisien"

Ça porte bien son nom, non ?

Vive Perec... dont la "Tentative d’épuisement d’un lieu parisien" m’a inspiré cet exercice approximatif et empirique.

Pour une plus ample description de l’exercice, voir le texte intitulé "Ouverture".


| Un texte au hasard |

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  • 23 août 2007 — 23 h 55

    13 juillet 2008

    Hier, les noctambules parisiens commençaient à reprendre leurs droits. L’anglais, l’allemand, l’espagnol s’entendaient moins.
    Ce soir, ils ont complètement disparu, ont fui face à une horde touristique déchainée (toujours déchainée, une horde, comme le silence, toujours assourdissant, ou le fond de l’air, frais). Restent tout de même deux ou trois habitués sans autre idée pour ce soir (comme moi) et quelques jeunes qui viennent rarement ici et sont venus ce soir se dévergonder, ou goûter (...)

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  • 21 août 2007 — 23 h 54

    13 juillet 2008

    Pas d’humeur. Je ne sais même pas pourquoi je suis venu ici. Par habitude, sans doute, routine. L’envie d’un peu de grouillement autour de moi, rompre la solitude. La certitude d’y trouver une animation raisonnable dans notre capitale désertée.
    On entend encore plus d’anglais et d’américains que d’habitude, touristes obliges. Même les dragueurs sont obligés de s’y mettre, s’adaptant ainsi à leurs proies : blondes évaporées WASP, rousses frisées et opulentes irlandaises, brunes et mates (...)

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  • 8 août 2007 — Minuit dix-sept

    11 juillet 2008

    T.A.B.P., dans toute sa bassesse et sa vulgarité

    « Ce soir, j’te fais le cunni du siècle ! » Phrase criée à la cantonade par une blonde sophistiquée à ma gauche, clairement hétéro et en couple avec le mec assis à côté d’elle. Phrase criée à la blonde en face d’elle, dans un grand éclat de rire. Vulgarité, quand tu nous tiens… Ça marche à tous les coups : Y a-t-il un seul mec (et même une seule fille) qui ne tende pas l’oreille à présent ?
    La conversation se poursuit dans le même goût (en un peu moins vulgaire, certes). Au bout du rang à (...)

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  • 24 juillet 2007 — 21 h 40

    13 juillet 2008

    Retour de Festival

    Vu ce soir The Bubble. Forte impression. Des intrigues fort communes, pleines de bons sentiments — qu’on n’accepterait sans doute pas d’un film « commun », à moins d’être traitées avec un doigté extrême, une esthétique envoûtante ou une sobriété nue — mais qui sont là plongées dans le climat à la fois léger, pétillant, angoissant et éphémère d’une Tel Aviv qui se rêverait occidentale, hors de « tout ça », de la politique et du reste. La fin est un peu en queue de poisson, à la fois (...)

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  • 24 juillet 2007

    13 juillet 2008

    Bis 2

    Il ne m’a pas vue, je crois. J’étais déjà assise quand il est entré. Je me suis ratatinée sur mon siège, comme pour me cacher. Pourquoi ? de quoi avais-je peur ? J’étais surtout agacée de ne pouvoir voir mon film tranquille. Merde, si je peux même plus aller au cinéma sans tomber sur lui, où va-t-on ? C’est plus seulement changer de bar que je vais devoir faire bientôt, c’est déménager tout bonnement.
    J’ai été incapable de me concentrer de tout le film. Je pensais à lui, encore. Et puis (...)

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  • 13 juillet 2007 — 18 h

    2 juillet 2008

    Rupture

    Retrouver le ton de la dispute, de la rupture, de la réflexion, du sauvetage impossible d’une relation condamnée.
    C’est triste. Sont si clairement en train de rompre. Pas d’autre explication, pas d’autre issue possible à cette scène.
    On en voit peu dans les bars, des ruptures, et surtout dans ce bar, plus habitué aux danses nuptiales et aux ronds de jambes.
    On préfère sans doute des lieux plus intimes, où l’on pourra laisser échapper cris et sanglots.
    Ils ont commandé. Elle : mojito. (...)

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  • 5 juillet 2007

    2 juillet 2008

    Bis 1

    Il m’énerve à écrire constamment. Je sais bien que, de temps en temps, ce n’est pour lui qu’un travail fonctionnel, laborieux, strictement lucratif (me suis un peu renseignée sur lui auprès de mes amis serveurs). Mais je suis certaine que, la plupart du temps, il écrit sur ce qui se passe dans le bar. Il est bien trop attentif à ce qui se passe autour e lui pour qu’il en soit autrement — rien à voir avec l’écrivain distrait, perdu dans ses pensées et ses abymes. Son attention se focalise (...)

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