Réécrire.
Je ne suis pas assis à côté d’elle. Elle de l’autre côté de la pièce, dos au miroir, la lumière de ce qu’il nous reste d’été lui fait des yeux brillants, d’un vert sombre. Elle a une partition ouverte devant elle — je l’ai aperçue brièvement en entrant dans le bar, deux lignes de chant avec parole en italien je crois, deux lignes de piano —, elle ne penche que la tête, se concentre sur sa respiration, ses épaules immobiles, ses lèvres articulant chaque syllabe en frémissant (…)
Site de création littéraire plus ou moins expérimentale
Articles les plus récents
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25 septembre 2007 — 16 h
17 septembre 2008, par Jérémie Szpirglas -
Un soir de septembre 2007
14 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasQuand l’exercice perd de plus en plus de son sel...
Les deux filles à côté parlent d’un café appelé "Rut" ! Et d’une soirée frénétique fameuse : elles doivent plus s’amuser à s’en rappeler, en parler entre elles qu’elle n’ont du le faire sur le moment.
« C’était bien cette année-là ! » « Carlos était déchaîné. » « Il est toujours déchaîné ! » Pas mal du tout comme rythme de conversation. Absolument inintéressant, mais pas mal du tout. Elles sont légères et pas très drôles, font chier, (…) -
Sans-Titre XIII
14 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasPas lourd gourd d’ivrogne fatigué, serait droit serait sûr serait illusion n’était quelque irrégularité de l’asphalte ; pas d’effort, muscles raidis, douleur discrète élance bas du dos, paupières mi closes, pas sans s’en rendre compte, avance, on verra, demi tour pourquoi pas, ça change quoi, finalement, aller demi tour, et puis de nouveau parce que bon, on en a vite fait le tour de tout ça quoi, continue, vous n’avez pas encore trouvé votre bonheur, je ne le cherche pas pourquoi le (…)
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18 janvier 2007
9 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasJe le vois souvent. Jamais avec les mêmes personnes. Pas l’attitude du dragueur, non. Il a chaque fois l’air différent. Sa tenue ne change jamais beaucoup, il est toujours habillé à peu près pareil. Varient la couleur de son T-Shirt, des lunettes noires ou non. Sinon pas grand chose.
Très sociable. Toujours en conversation. Être malléable, caméléon empathique de surface.
Je me demande si ce n’est pas un acteur qui travaille ?
Chaque jour il essaye un nouveau personnage, de nouvelles (…) -
Montreux — Nuit du 7 au 8 septembre 2008
8 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasÇa devait être comme ça au temps de Stravinsky, de Nabokov, de Sissy l’Impératrice.
La fin des beaux jours, la bonne société suisse (Oh ! quelle belle allitération !), la haute vaudoise, se retrouve sur cette Riviera d’un autre genre d’un autre monde. Vue sur le Léman, sur Évian et les Alpes françaises en face.
La fin des beaux jours, un vent d’ouest a soufflé toute la journée, repoussant les nuages dans le goulet de l’est, assombrissant le ciel montreusien (je suis désolé, c’est (…) -
15 novembre 2007 — 23 h 55
2 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasJeune fille légèrement vêtue à ma gauche. Toute de fraîcheur, elle s’essaie avec un certain succès à la sensualité.
Version alternative et plus élaborée du triangle (amoureux) sus-décrit.
Ils sont déjà ensemble. Toutes les conditions initiales déjà décrites sont réunies. Et les regards ont commencé dès mon installation à la table voisine. Elle évite de l’embrasser, fuit ses lèvres, baisse les yeux, gênée, quand il essaie ou après qu’il a réussi qu’elle a cédé. Elle se sent coupable et ne (…) -
30 octobre 2006 — 19 h 26
2 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasIntrusion du monde extérieur, accompagné de ma propre intériorité, dans ce bar de l’objet, irruption de l’intimité dans l’exercice quand une demoiselle entre dans le bar et s’assied à côté de moi, rejoignant ses amis. Elle me dit quelque chose. Elle est toute jeune et sa fraîcheur la rend adorable, mignonne. Elle doit avoir dans les 18 ans, à peine.
En fait, c’est ma voisine. Elle habite dans mon immeuble, au premier ou au second, je ne sais jamais. C’est étrange. Ça ne ressemble pas tout (…) -
Elles sont trop fortes, mes amies !
29 août 2008, par Jérémie SzpirglasSuite à ça, voilà ci : Contributions de Cél. :I
Féïne était toute exitée, elle ne tenait plus en place.
Et moi, je me demandais :
"mais, qu’a Féïne ?" II
Liméro, tout penaud, se tenait debout.
Il voulait pleurer mais n’y parvenait pas.
Tout le monde se demandait :
Mais qu’a Liméro ? III
Zimondo revenait des champs. Il avait fait chaud aujourd’hui, il avait beaucoup sué.
Il était courbé.
D’un coup, il tomba.
Mais, qu’a Zimodo ? Contributions de Lux. :I
Mon ami Nullard (…) -
Ils sont fous, ces pouèts !
29 août 2008, par Jérémie SzpirglasSOLLICITUDES
Quelques vers de Franc Nohain extraits de ses Inattentions et sollicitudes, Paris, 1894... I
Appétit vigoureux, tempérament de fer,
Member languit, Member se meurt — ami si cher...
Qu’a Member ? II
Eh ! Momille, bonjour ! comment va la famille ?
Le papa ?... la maman ?... tu pleures, jeune fille ?
Qu’a Momille ? III
Je viens de rencontrer, allant je ne sais où,
Outchou, le professeur, qui courait comme un fou...
Qu’a Outchou ? -
Impossible
26 août 2008, par Jérémie SzpirglasEncore une fois, écrit dans le cadre de T.A.B.P, mais je ne peux résister à le réintroduire ici, tant ce texte est symbolique des évolutions secrètes de ma langue. Évolutions également mystérieuses pour moi, d’ailleurs. Comment comprendre ce qui est arrivé à mon style, autrefois si pourléché, si maniéré auparavant, qui devient ici sale, dégénéré, haletant, presque irrespirable. Fragmentaire (voire explosé) et sans queue ni tête.
Impossible.
Impossible de dire tant de chose, de dépasser (…)
Inachevé.net