Cette pièce ne ressemble en rien à l’image que je me faisais d’une cellule. Ressemble davantage à une chambre d’hôpital. D’hôpital psychiatrique pour être exact. Vu mon présent état de stupéfaction cela n’aurait rien d’étonnant. Je me demande en effet si je ne suis pas fou, si je n’ai pas perdu tout sens des réalités.
Quatre murs blancs. Pas vraiment sales, seulement grisés par la condensation des centaines de respirations de ceux qui m’ont précédé. La lumière du jour entre par une fenêtre (…)
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Histoire de l’auteur — I
18 décembre 2008, par Jérémie Szpirglas -
Carnet(s) IV
18 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasL’une des scènes sera : elle rentre dans une librairie, ouvre un livre qui traite du sujet, le fragment s’ouvre sur les premières lignes du texte entre guillemets. Encore un libre écrit sur l’autre (proximité orthographique livre-libre — surtout quand on pense que « b » est « v » sont souvent, et dans quelques langues, interchangeables — livre espace de liberté).
Ils ont trois enfants : une grande fille, maintenant adulte avec des enfants à son tour, qui entretenait avec son père une (…) -
II
18 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasSon fils a grandi, et c’est peut-être ce qui lui fait le plus de mal. Non qu’elle soit malheureuse de cette croissance, de constater chaque jour combien il devient plus fort, plus beau, de constater chaque jour qu’il devient, de le voir devenir un homme. Mais justement, dans un éclair chaque matin, elle ne le voit pas devenir un homme, elle le voit devenir lui, l’autre. Elle entend sa voix devenir la voix de l’autre, qu’elle entend encore incessamment. Elle sursaute, et le sentiment (…)
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I
7 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasLes histoires qu’on a mille fois racontées, à tous les journalistes et écrivains qui les demandent — la rencontre, la séduction, les moments forts de création de l’artiste, les derniers jours — ah, les derniers jours, cette larme qu’on a toujours, dont on n’arrivera jamais à se débarrasser, ce sanglot dans la voix « le lendemain, c’était fini », qui fait désormais partie du rituel, presque mécanique, comme le transcendant de l’élévation —, les dernières heures. Le quotidien aussi, embelli (…)
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Carnet(s) III
5 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasIl est là sans être là, il est mort mais continue d’agir, inscrit dans notre conscience collective, et plus encore dans la conscience de ses proches.
Bah voilà un sujet, certes annexe, et pas tout à fait au cœur du problème, au cœur de Gainsbourg, mais que fait le conjoint qui survit à un personnage de cette envergure ? Passé le choc de la mort, passé le deuil — peut-on d’ailleurs vraiment faire ce deuil de la même manière que les autres le font ? non, sans doute —, après 10, après 20 ou (…) -
Carnet(s) II
4 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasDans quoi me suis-je embarqué ? C’est à la fois génial, excitant au plus haut point, et je me sens complètement noyé par tant de choses, tant d’informations, tant d’histoires. Par le mythe.
Le Mythe.
Le Mythe Gainsbourg. (Mythe, quel mot !)
En lambeaux autour de l’absence.
Ou du vide.
(Ce qu’en disait S.) : la tentation de projection, la projection inconsciente presque systématique que chacun fait sur lui s’approche finalement de cette notion de mythe.
Mythe. Le Mythe Gainsbourg. (…) -
Et si
3 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasPlus d’œufs, plus de prudence ou de petits pas. On se jetait à présent dans une nouvelle relation comme vierges de tout passé, défaits du poids des déceptions et malheurs des expériences précédentes. Remplis d’espoirs, sans arrière-pensée — tout simplement parce qu’il n’y en avait pas. Etions-nous plus sensibles ? Plus passionnés ? Ou moins, justement. Ou était-ce seulement de surface, le masque qu’on met, pour essayer d’avancer, et se cacher à soi-même l’évidente tragédie du monde ?
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Carnet(s) I
2 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasPour explication, voir là.
Sans prétendre à la justesse psychologique extrême ou prétendre que les quelques moments que j’ai passé avec eux ont une quelconque signification réelle (ils se sont certainement forgés depuis un masque de circonstance pour ces occasions-là, mais ce masque même pique ma curiosité, comment s’est-il fait, quelles décisions conscientes ont-elles été prises, qu’a-t-on refoulé, quels mécanismes inconscients se sont mis en branle, dès les premiers moments de calme (…) -
Fiction G. — Intro
2 décembre 2008, par Jérémie SzpirglasDurant ces neuf derniers mois (déjà !), j’ai travaillé sur Gainsbourg (si vous voulez lire l’article que j’en ai tiré, comme une ébauche d’une plus vaste recherche, demandez-le moi). Au début, c’était un travail pour lequel je me suis porté volontaire, un peu rapidement peut-être, mais il fallait que j’impose ma voix dans cette réunion. Ma proposition a été acceptée et le sujet m’a ensuite accompagné — hanté — sans que j’y travaille réellement pendant quelques mois. C’est un processus normal (…)
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Sans-Titre I
17 novembre 2008, par Jérémie SzpirglasPour les épisodes précédents, aller voir là.
Arrivé à sa station, Romain se lève tout penaud, effleure une dernière fois le divin genou, for old times’ sake, et de s’extirper de la foule pour descendre, manque de tomber plusieurs fois. Il est temps de prendre les choses en main ! De mettre les cravates au placard, définitivement — c’est quand même ridicule, une cravate, vous ne trouvez pas ? — et de trouver autre chose. Et,non, pas des jeans slims !
Je devrais peut-être lancer ma propre (…)
Inachevé.net