sans savoir pourquoi, cette sensation de vague — dérive dans la nuit (souvenir des étonnements d’enfant lors de voyage en train, défilement devant fenêtre imperturbable), flottement des lumières urbaines qui s’écoulent sur l’asphalte chaud — l’oreille cherche, interne, l’équilibre, les repères manquent
le basculement est imperceptible — le visage ne verdit pas, pâlit à peine — les yeux sont secs — les pieds foulent
vague sensation de vague qui l’emporte vers la grève de l’âme — vague (…)
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Articles les plus récents
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Surf sur le vague ?
8 juillet 2010, par Jérémie Szpirglas -
Dreaming / No Dreaming
7 juillet 2010, par Jérémie SzpirglasRêve à deux pendants.
Deux pendants aux prémices identiques, aux dénouements tout à fait différents.
Dans le premier — sans doute beaucoup plus long que les seuls fragments qui reviennent en mémoire — je sors d’un appartement. Pas le mien (conquête d’un soir ?). Dans le même temps, un narrateur "omniscient" (muni de sa caméra panoramique personnelle) me montre l’entrée dans l’immeuble (immeuble de banlieue, ou de faubourg, résidence dans le jardin propret parsemé de verdure partage les (…) -
À côté de
6 juillet 2010, par Jérémie Szpirglasla plaque
à côté de la plaque
des années que j’entends ça, ça résonne à mes oreilles — quand je passe sur une plaque (d’égout), quand je grignote une plaque (de chocolat), quand je relève une plaque (d’immatriculation) après un délit (de fuite) (oups), quand je change les plaque(ttes de frein), quand j’offre un bijou (plaqué) argent, quand je construis un meuble en (contre)plaqué, et même quand on me parle de rugby et de plaqu(âge) — et cette sensation d’être en effet à côté
Ainsi, ça (…) -
Conciliabule d’indécis
4 juillet 2010, par Jérémie SzpirglasAutour de moi, souriants, cercle de décideurs pantins. Panoramiques sur ces visages ronds, joviaux, qui chacun à leur tour émettent en rythme un “chchaipas” — longue chuintante, sècheresse du tour.
De quoi parle-t-on ? Sur quoi s’accordent-ils ainsi ne rien pouvoir, ne rien savoir.
Nouveau tour de table — le rythme s’accélère — objectif plus près des yeux, quelque chose du clown entre les oreilles — immobilité de marionnette aux épaules.
M’apercevoir après la sonnerie du réveil — (…) -
Sur un mur
29 juin 2010, par Jérémie Szpirglasinquiétudes de plomb sous un soleil d’orage — on avance petitement entre ombres et trouées — un noir boa m’étreint l’estomac, asphyxie un muscle après l’autre — noir gris vert sombre, nuances panoramiques — le nez dedans, la paupière baissée — le fiel se déverse, l’escalier en est inondé, glissant, inutile
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Au violon
13 juin 2010, par Jérémie SzpirglasJe le vois, il a les yeux qui brillent. Là, oui, là, juste au-dessus des chevilles. Et il me sourit, un sourire large, lumineux, il m’attend sans craquer, il m’attend sans grincer (des dents). Curieusement allongé, le violon offre aux regards ses courbes indécentes, et siffle derrière ses lunettes les filles qui passent. Un vieil ado, le violon. Il n’a pas grandi, ne grandira pas. Pas plus que ça. Trop heureux de tenir là, dans le creux de l’épaule. Il en a connu des épaules, c’est un violon (…)
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Lunettes
12 juin 2010, par Jérémie SzpirglasCe n’est pas lever un voile, c’est chausser des lunettes. Chaque lettre a son contour, chaque mot sa couleur, et le réel se cisèle au fil de la plume. On y distingue un océan qui lui, une hélice métallique qui tourne majestueusement dans l’éclat d’un couchant lavé par les pluies, quelques éclats de couleurs — comme des éclats de rire d’enfant dans une cour de récréation (en plus tranquille et moins bruyant), des lignes au cordeau, au couteau, au rasoir, qui fendent l’air comme une étrave (…)
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Une actualité qui gratte
9 juin 2010, par Jérémie SzpirglasL’actualité me gratte — la plante des pieds, c’est terrible. Et l’agenda urtique ma jambe gauche — on n’en sort pas. Je suis au cabaret — petit cabaret à la voix fluette —, j’ose à peine regarder vers le bas, de peur que tout le monde me devine.
Voilà que ça me relance à nouveau. C’est violent, dissonant, ça m’attaque sans ordre, pied gauche, flanc droit, nuque (humide), bout du nez (évidemment, on n’y échappe pas) — série terrible et fascinante, on n’ose chanter avec elle, de peur de (…) -
Bien agiter avant de servir — Servir très frais !
8 juin 2010, par Jérémie SzpirglasMais avant. Avant l’urgence, avant le mur, avant la séparation. Avant. Avant, on croyait qu’on pouvait aller toujours de l’avant. Etendue vierge et plombée de soleil — sans un footballeur en vue, si-si, même là-bas, c’était possible. Une caravane s’avançait, ignorante des massacres anglo-zoulous. Avant, c’était l’immensité du veld et des gazelles vertes, parcourue par une expédition digne de tous les mythes — avec en outre, pour qui s’ennuierait de tant de majesté, un petit Roméo ramoneur et (…)
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Effacement
12 mai 2010, par Jérémie SzpirglasC’était comme s’ils disparaissaient à jamais du vocabulaire, effacés des dictionnaires d’hier et d’aujourd’hui, oubliés, désuets désespérés.
Leur sens perdurait, on les cherchait toujours — car on en avait toujours besoin, de ces sens-là, toujours — mais en vain, on ne les trouvait plus.
Et ainsi, de mois en mois, d’année en année, de plus en plus de sens perdaient leurs mots.
Quelques uns cherchaient à pallier leur absence, approximant en fouillant l’étymologie — ils battaient l’air (…)
Inachevé.net