La poésie, c’est passager
La poésie, c’est… si seulement
Si seulement quoi ?
Ben si seulement je l’savais
La poésie, pas de quoi
Pourquoi faire
La poésie, à vos souhaits
Une matin midi et soir
De préférence avec le repas
La poésie, c’est excellent pour la voix,
L’arthrite du doigt
Rhume, rhumatisme, de foin
C’est excellent pour les ongles incarnés
Si si
Mais pour la faim
Site de création littéraire plus ou moins expérimentale
Articles les plus récents
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La poésie, c’est passager
8 novembre 2009, par Jérémie Szpirglas -
Bien agiter avant de servir — Servir très frais !
14 octobre 2009, par Jérémie SzpirglasOn voyage. On voyage encore, mais on ne passe plus les murailles — ce temps-là est derrière nous, aucun doute. On voyage, on déplace, on translate, on panorama, on rapproche, on change peu. À Paris aussi, qu’on aime tant pourtant, le regard glisse, ne s’attache plus, ou glisse encore, lentement, au coin d’une jupe, à la galbure d’un talon. Allons donc au cinéma, le temps n’y passe pas plus vite, mais il est au moins meublé d’images et d’éclats, de graisse à mémoire gavante et gavée.
Là on (…) -
Attaquer la langue
3 octobre 2009, par Jérémie SzpirglasMadame,
Je vous remercie infiniment de votre lettre si ravissante, si drôle, si gentille et j’ai lu presque en même temps l’article de M. Ganderax... Que j’aimerais vous avoir connue ainsi (pouvoir vous appeler "mon amie de Bas-Prunay"), savoir toutes ces choses, avoir été capable de les écrire. Et alors il me semble que je les aurais écrites... un peu autrement.
Je ne dis pas cela contre M. Ganderax, qui a d’immenses qualités, un homme vraiment d’un format qui n’est plus très usité, (…) -
Toponymie
30 septembre 2009, par Jérémie Szpirglas(Mulhouse)
Sensation claire et familière de la découverte. Couleurs, lumières, noms et boutiques, néons et vitrines normalisés, nationalisés — musique sempiternelle, inactuelle, insituable. L’inconnu n’est ni menaçant ni véritablement dépaysant.
La Ville réserve un accueil souriant, étale sous les yeux du nouveau venu ses charmes et ses beautés dont elle s’efforce d’accentuer l’éclat — ou l’authentique, c’est selon — ici, tous ses efforts sont dans la réunion symbiotique des deux, (…) -
Bien agiter avant de servir — Servir très frais !
23 septembre 2009, par Jérémie SzpirglasLes mots sont successivement des caresses et des fusils, des lapements et des rafales, ils nous perdent dans leurs méandres, nous plongent dans leurs rêveries et on se surprend, les yeux levés, à songer à Lou et à toutes celles qui lui ressemblent, dans l’ardeur, la torpeur et le capiteux, et nous ont laissés pantois entre nos bras, superbes de jouissances, suspendues, arquées, insatiables.
Ce n’est que pour répondre à l’ancêtre qui chante, invente, les mythes, les Rolands furieux ou doux, (…) -
Bien agiter avant de servir — Servir très frais !
11 septembre 2009, par Jérémie SzpirglasExil de jus d’orange et de banlieues enneigées, accueil amical, bienveillant et têtu, fuite vers l’avant qui s’enfonce dans les méandres géographiques de l’Histoire (avec un grand ou un petit h, selon l’humeur et la température extérieure sous abri). Nouvelle errance, nouveau Wanderer, détachement et rattachement ultérieur arbitraire. Ne reste que la compulsion... et l’éternel jus d’orange qui ne tachera jamais la neige ni la cour.
Aphorismes, traits d’esprit et absurdité. Le langage se (…) -
Stream
1er septembre 2009, par Jérémie SzpirglasÀ Cordes-sur-Ciel, devant une façade peuplée de chiens à l’affut, de gibiers attendant l’hallali, de visages grimaçants et de gargouilles obscènes rosissant dans le couchant, soudain ramené au Septième Sceau, son chevalier émacié (pour moi la définition du visage émacié, de l’émaciation, si tant est qu’un tel mot n’existe pas que pour moi), sa mort blafarde, souriante et non dénuée d’humour, ses comédiens légers sans soucis, si plein d’amour pour la vie que la peste et la stupidité (…)
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Écrire, écrire
28 juillet 2009, par Jérémie Szpirglas(Écrire, écrire. Facile à dire, facile à lire. Écrire. C’est bien beau d’écrire, mais c’est dur, une discipline, une douleur, une imposition, une brulure, un mouvement, un cri, si l’on veut, si l’on me force, je suis prêt à dire que c’est un cri, mais c’est surtout désacraliser le mot, savoir le raturer, le biffer nerveusement, le jeter au loin, l’oublier, s’en séparer, le façonner, le raboter, l’enlever si besoin — et il y a souvent besoin surtout chez moi, beaucoup de déchet. Pourtant, si (…)
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Vous avez dit contemporain ?
24 juillet 2009, par Jérémie SzpirglasRéflexions couchées à la va-vite au cours d’une conférence d’Oscar Strasnoy donné au Festival des Arcs (dans une salle avec vue sur Mont Blanc)...
Aucune idée de ce que je pourrais en faire, mais à garder dans un coin de l’esprit.
La musique d’aujourd’hui se distinguerait des musiques passées justement par sa non-contemporanéité, sa charge de références au passé et de métissage a-historique.
Comment se débarrasser de la culture engrangée, des techniques enseignées ?
Georges Pérec (…) -
Gare IV
21 juillet 2009, par Jérémie SzpirglasC’est triste. Mise à part une famille souriante, personne ne se parle. On cause dans le téléphone, on regarde angoissé le tableau des départs, on guette. Rien ne passe. L’incommunication est nombreuse, générale.
Et moi qui tape sur mon ordinateur, trop heureux d’avoir trouvé ici, Part Dieu, un Wi-Fi gratuit.
Inachevé.net