Les yeux bleus qui étaient d’une clarté de lumière et d’eau sont résolus, plus éclatants encore de détermination. Leur assombrissement n’est peut-être qu’une impression car l’essence de leur eau est inchangée — mélange.
Les paupières sont impures, le visage se marque, se défait de sa robe d’ingénuité.
Le fantôme paraît déjà sous la pâleur de la peau et la vie irréductible du bleu jaillit pour contredire le monde, lui dire non. Visage encore jeune, regard sans âge. L’Innocence derrière (…)
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Sur le passage du fantôme
6 octobre 2008, par Jérémie Szpirglas -
Doutes
6 octobre 2008, par Jérémie SzpirglasL’arrogance vis-à-vis de ce qui vient d’en dessous. Relativité de cette supériorité, relativité du positionnement, du jugement. Arrogance pour se rassurer. Arrogance. Jugement. Mais pourquoi cela, le vrai, le fort, le pérenne, pourquoi ne viendrait-il pas de là ? D’où le verbe semble justement avoir fui. Doute sur la démarche de certains, que je ne peux m’empêcher de trouver à la fois complaisante, paresseuse, inutile, et surtout tellement condescendante dans sa litanie de compassion et de (…)
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Aix-les-Bains — 4 octobre 2008 — Tombée de la nuit
5 octobre 2008, par Jérémie SzpirglasLa nuit tombe tôt ici — nous sommes bien à l’est, et entourés de montagnes. Le ciel est à présent intégralement lavé — par la pluie, par le vent, que sais-je —, il est immaculé, avec quelque part au sud un croissant sans grâce de lune. Au couchant, de l’autre côté du lac, la crête se dessine, se cisèle avec une précision d’ombre chinoise (au couteau) sur le bleu nuit délavé (délacé) pastel du ciel. On pourrait presque, à quelques kilomètres de distance, distinguer chaque branche d’arbre, (…)
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Aix-les-Bains — 4 octobre 2008 — matin
4 octobre 2008, par Jérémie SzpirglasAix-les-Bains — Balzac — Peau de Chagrin — la fin — le lac — premiers émois littéraires sexuels — je ne l’ai pas sous la main donc aucune certitude — Pas de tentation ici — Première fois que je lis « débile » — les ruines du systèmes thermal (casino, grands hôtels n’ayant gardé que le nom, suites divisées en chambres) — automne contrasté et froid
Dès qu’on m’a dit Aix-les-Bains, j’ai pensé Balzac. Comme un réflexe, réaction immédiate au stimuli.
Balzac et La Peau de Chagrin. Je n’ai pas (…) -
Strasbourg — 24 septembre 2008 — 8 h
24 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasC’est sans doute la seule chose que j’aie jamais aimée à la rentrée et pendant les quelques semaines qui suivaient.
Sortir de chez soi et découvrir, en descendant vers l’école collège lycée, qu’on a affaire à l’une de ces belles journées, rémanence ou persistance de l’été. La lumière la douceur la caresse du soleil qui n’a plus rien de menaçant comme il a pu l’être, même à la fin des vacances, font qu’on ne regrette pas (trop) de s’être levé si tôt.
Et puis c’est le début, on ne connaît (…) -
Strasbourg — Nuit du 23 au 24 septembre 2008
24 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasJe suis arrivé en fin d’après midi.
Sommes le 23 septembre, mais le paysage qui a accompagné mon trajet était celui d’un printemps vert éclatant. Aucune trace d’automne sur ce chemin, dans cette trouée vers l’est.
Sorti de la gare, c’est cette même joie de vivre printanière que disait la légèreté la fraîcheur de l’air et du soleil. Envie de présent.
À un détail près. Aucune promesse, ni dans cette fin de journée, ni dans le début de nuit qui suit (et certainement pas dans la soirée (…) -
25 septembre 2007 — 16 h
17 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasRéécrire.
Je ne suis pas assis à côté d’elle. Elle de l’autre côté de la pièce, dos au miroir, la lumière de ce qu’il nous reste d’été lui fait des yeux brillants, d’un vert sombre. Elle a une partition ouverte devant elle — je l’ai aperçue brièvement en entrant dans le bar, deux lignes de chant avec parole en italien je crois, deux lignes de piano —, elle ne penche que la tête, se concentre sur sa respiration, ses épaules immobiles, ses lèvres articulant chaque syllabe en frémissant (…) -
Un soir de septembre 2007
14 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasQuand l’exercice perd de plus en plus de son sel...
Les deux filles à côté parlent d’un café appelé "Rut" ! Et d’une soirée frénétique fameuse : elles doivent plus s’amuser à s’en rappeler, en parler entre elles qu’elle n’ont du le faire sur le moment.
« C’était bien cette année-là ! » « Carlos était déchaîné. » « Il est toujours déchaîné ! » Pas mal du tout comme rythme de conversation. Absolument inintéressant, mais pas mal du tout. Elles sont légères et pas très drôles, font chier, (…) -
Sans-Titre XIII
14 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasPas lourd gourd d’ivrogne fatigué, serait droit serait sûr serait illusion n’était quelque irrégularité de l’asphalte ; pas d’effort, muscles raidis, douleur discrète élance bas du dos, paupières mi closes, pas sans s’en rendre compte, avance, on verra, demi tour pourquoi pas, ça change quoi, finalement, aller demi tour, et puis de nouveau parce que bon, on en a vite fait le tour de tout ça quoi, continue, vous n’avez pas encore trouvé votre bonheur, je ne le cherche pas pourquoi le (…)
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18 janvier 2007
9 septembre 2008, par Jérémie SzpirglasJe le vois souvent. Jamais avec les mêmes personnes. Pas l’attitude du dragueur, non. Il a chaque fois l’air différent. Sa tenue ne change jamais beaucoup, il est toujours habillé à peu près pareil. Varient la couleur de son T-Shirt, des lunettes noires ou non. Sinon pas grand chose.
Très sociable. Toujours en conversation. Être malléable, caméléon empathique de surface.
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Chaque jour il essaye un nouveau personnage, de nouvelles (…)
Inachevé.net